En Géorgie, le Premier ministre promet l'adoption de la loi décriée sur «l'influence étrangère»

Une semaine cruciale s'est ouverte ce lundi 13 mai en Géorgie. Les députés étudient en troisième et dernière lecture le très controversé projet de loi du gouvernement, qui doit instaurer le statut d'« agent de l’étranger » pour toute organisation bénéficiant de fonds venus de pays tiers. La loi sera adoptée mardi 14 mai par le Parlement, promet le Premier ministre.

Avec notre envoyé spécial à Tbilissi, Daniel Vallot

C'est une loi qualifiée de liberticide par les opposants qui militent depuis des semaines contre ce projet de loi. Malgré la forte mobilisation des opposants au texte, la Commission juridique du Parlement a pu se réunir ce lundi matin et l'examiner. Une procédure littéralement expédiée.

Si elle n’a duré que quelques minutes, il aura tout de même fallu que la police anti-émeutes dégage les abords du Parlement, où les opposants s’étaient rassemblés par milliers dans le courant de la nuit. Les manifestants, déterminés, avaient apporté de quoi tenir face à la pluie, aux grenades lacrymogènes et au risque d’arrestation.

Ils n’ont toutefois pas été en mesure d’empêcher cette première étape. La suite aura lieu sans doute mardi 14 mai avec une réunion en plénière du Parlement. Le texte pourrait alors être définitivement adopté, à moins bien sûr que la rue ne parvienne à faire fléchir le gouvernement, comme ce fut le cas l’année dernière.

Ils y avancent deux arguments : d’abord, cette loi sur les agents de l’étranger éloignerait la Géorgie de son rêve européen, et ensuite, elle l’ancrerait dans la sphère d’influence russe.


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