En Géorgie, le phénix Mikheïl Saakachvili veut reprendre le pouvoir

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Mikheïl Saakachvili ne désarme jamais. Il l'a encore démontré samedi soir. Les élections législatives étaient à peine terminées que l'ancien président géorgien, devenu chef de file d'une coalition de l'opposition, revendiquait "une victoire triomphale". Problème : son adversaire, l'ancien Premier ministre et milliardaire Bidzina Ivanichvili, faisait de même.

Les sondages à la sortie des urnes donnaient, il est vrai, des résultats contradictoires. Du fait de règles électorales complexes, les résultats définitifs ne pourraient être connus que fin novembre. Mais Saakachvili, nouveau leader du Mouvement national uni (MNU) n'a pas la patience d'attendre. "Les partis d'opposition doivent maintenant former un gouvernement d'unité nationale", a-t-il affirmé.

Ses méthodes brutales avaient dégoûté les Géorgiens

 

Sa situation pourrait pourtant rendre complexe ce processus. Craignant des poursuites judiciaires dans son pays, ce polyglotte, fils d'un médecin et d'une enseignante, vit exilé en Ukraine, où il travaille pour le président, Volodymyr Zelensky. S'il parvient à ses fins, ce pur produit de la période postcommuniste signerait un sacré retour en grâce.

En 2013, il avait quitté la présidence au bout de son second mandat, avec une cote de popularité au plus bas. Ses méthodes brutales, la dérive autoritaire du régime, avaient dégoûté les Géorgiens. Lui reste pourtant persuadé qu'il peut de nouveau les diriger.


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