La Géorgie adopte définitivement la loi sur l'«influence étrangère» la rapprochant de Moscou

En Géorgie, le Parlement a voté mardi 28 mai contre le véto de la présidente sur la loi dite sur les « agents de l’étranger ». Après quelques jours de délais procéduraux, ce texte qui suscite depuis près de deux mois des manifestations quotidiennes, parfois massives, va devenir loi.
Ce texte est qualifié de « loi russe » par ses détracteurs, tant parce qu’il est très fortement inspiré de la loi russe de 2012, très liberticide, que parce qu’elle signifie pour beaucoup de Géorgiens un retour dans l’orbite de la Russie. Et ce tandis que plus de 80% des 3,7 millions de Géorgiens disent vouloir que leur pays devienne membre de l’UE.

Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

Il y avait tout ce mardi autour du Parlement géorgien un sentiment que le pays bascule d’une autre réalité. Une réalité autoritaire, une réalité russe.

D'ici cinq jours, le texte devrait devenir loi : les organisations de la société civile et les médias, dont plus de 20 % du budget provient d’un autre pays, seront déclarés « agents de l’étranger ».

Un titre infamant visant, selon ces ONG et médias, à annihiler l’influence occidentale dans le pays.

Beaucoup s’attendent à des répressions : celles promises le 29 avril dernier par l’homme fort du pays, l’oligarque Bidzina Ivanichvili.

Parmi les rangs des manifestants, beaucoup espèrent encore pouvoir se mobiliser à l’automne prochain pour les élections parlementaires.

Toute une partie de la jeunesse, qui ne votait pas jusqu’à présent, entend aller mettre son bulletin pour un parti pro-occidental.


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