La géo-ingénierie, messie climatique ou drogue de substitution?

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Ces techniques pourraient refroidir le globe. Des méthodes d'apprentis sorciers? | Nasa via Unsplash

Ces méthodes artificielles de modification de l'écosystème divisent écolos et scientifiques.

En mars, les États membres de l'Onu se sont réunis à Nairobi, au Kenya, à l'occasion de la quatrième assemblée de l'organisation dédiée à l'environnement.

Du 11 au 15, mars 2019 se tiendra à Nairobi (Kenya), la 4e Assemblée pour l'environnement du PNUE. Ce forum mondial représente le plus haut niveau de prise de décision au monde sur l'environnement. Suivez les nouvelles de cet événement avec Ozone!#solvedifferent #Ozone pic.twitter.com/dm3oMjs8x3

Pour la première fois à un aussi haut niveau de gouvernance, ils ont discuté de la géo-ingénierie. L'occasion de revenir sur cette méthode controversée.

Imaginez l'équivalent de la chirurgie corrective, mais pour le climat. La géo-ingénierie est un ensemble de moyens visant à modifier artificiellement l'écosystème planétaire. Appliquées à très grande échelle, ces techniques peuvent modifier le climat et potentiellement refroidir le globe.

Parmi les idées évoquées, il serait possible de mettre du fer dans les océans afin de stimuler la pousse des phytoplancton, qui absorbent ensuite le CO2. Plus simplement, on pourrait planter d'immenses quantités d'arbres afin d'aspirer le CO2 dans l'air.

Il est aussi proposé de souffler des milliards de particules de sulfate dans la stratosphère pour empêcher les radiations solaires d'atteindre l'atmosphère. Une autre solution est de regeler la banquise en envoyant des navires pomper des particules de sel dans la mer pour les rejeter dans les nuages. Ces derniers deviendraient plus blancs et réfléchieraient davantage les rayons du soleil, ce qui refroidirait les pôles et l'atmosphère.

La technologie existe également pour capturer directement le dioxyde de carbone de l'atmosphère et plusieurs start-ups essaient d'accélérer le développement des solutions qu'elles proposent.

Parce que la géo-ingénierie a toujours (...) Lire la suite sur Slate.fr