«Génocide» des autochtones au Canada: après les paroles, les victimes attendent des actes

Le pape a pris tout le monde par surprise dans le vol qui le ramenait au Vatican après un séjour de six jours au Canada. Pour la première fois, il a reconnu que les peuples autochtones avaient subi un génocide alors que les enfants étaient arrachés à leur famille et à leur culture dans les pensionnats religieux qui ont existé pendant plus d’un siècle. Cette déclaration a satisfait plusieurs représentants autochtones tandis que d’autres attendent plus de gestes concrets de la part de l’Église.

Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

« Mieux vaut tard que jamais… » Stanley Vollant, de la communauté innue, se dit satisfait que le Pape ait enfin utilisé le mot génocide. Selon cet organisateur d’une longue marche à laquelle ont participé notamment des survivants de pensionnats, le pape François a été frappé par les récits qu’il a entendus durant son séjour. « Il a vu beaucoup de monde. Je pense qu’il y a eu une progression de sa pensée durant la semaine. Il a cheminé. L’important, c’est que l’agresseur reconnaisse son tort et qu’il fasse acte de réparation. L’acte de réparation, on ne le voit pas encore, c’est encore à venir et à découvrir », assure-t-il.

D’autres membres des Premières Nations auraient préféré que le pape parle de génocide alors qu’il se trouvait encore au Canada. Certains se demandent aussi pourquoi il ne parle pas de crimes alors qu’il reconnait les abus sexuels commis par certains religieux.


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