Génocide de 1994 : la France et le Rwanda « vers un avenir commun »

Source AFP
·1 min de lecture
Vincent Biruta, ministre rwandais des Affaires étrangères, a présenté ce lundi un rapport sur le rôle de la France dans le génocide de 1994.
Vincent Biruta, ministre rwandais des Affaires étrangères, a présenté ce lundi un rapport sur le rôle de la France dans le génocide de 1994.

Le rapport publié par le Rwanda sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsis en 1994 et la réaction de Kigali excluant la complicité de Paris ouvrent « un espace politique nouveau » pour « se projeter vers un avenir commun », a réagi lundi la présidence française. La France se félicite également que les autorités rwandaises excluent des poursuites judiciaires, par la voix de leur ministre des Affaires étrangères, Vincent Biruta, interviewé par le quotidien français Le Monde, souligne-t-on à l'Élysée.

Le rapport Muse, commandé par Kigali à un cabinet d'avocats américain, « indique que la France a rendu possible un génocide qui était prévisible », mais « je pense que la France n'a pas participé à la planification du génocide et que les Français n'ont pas participé aux tueries et aux exactions », déclare dans cet entretien le ministre rwandais, en assurant que « le gouvernement rwandais ne portera pas cette question devant une cour ».

La France, « collaborateur indispensable » du régime hutu

Le chef de la diplomatie rwandaise estime par ailleurs dans les colonnes du Monde que la publication de ce rapport, quelques semaines après celle du rapport d'une commission d'historiens français concluant à des responsabilités « lourdes et accablantes » de Paris dans la tragédie, va « contribuer à la réconciliation entre la France et le Rwanda ». L'enquête de près de 600 pages commandée en 2017 par le Rwanda au cabinet Levy Firestone Muse qualifie la France de « col [...] Lire la suite