Quand la génétique révèle qui étaient les occupants des tumulus géants du 5e millénaire avant notre ère dans le nord de la France

·2 min de lecture

Des analyses génétiques réévaluent l’occupation d’un cimetière monumental de l’élite du 5e millénaire avant notre ère mis au jour en Normandie. Une nécropole où une femme a aussi été retrouvée inhumée avec des symboles de pouvoir masculins.

Le cimetière de Fleury-sur-Orne, en périphérie de Caen (Calvados), fait partie des premières manifestations funéraires monumentales qui ont prospéré en Europe, au Néolithique moyen (4700-3800 avant notre ère). Un moment de transition où les sociétés se complexifient. Dans le but de reconstituer l’histoire de cette nécropole, de déterminer s’il existait des liens familiaux entre les individus inhumés dans une même sépulture, ou éventuellement, entre chacun des différents monuments, des analyses paléogénétiques ont été menées, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue .

Des tombeaux démesurés dédiés uniquement à un ou deux défunts

Pour comprendre l'histoire de ce site -il faut rappeler qu'il s'agit d'imposantes sépultures dont les tertres, des surélévations de terre, pouvaient atteindre de 30 mètres à 372 mètres de long ! C'est le cas à Fleury-sur-Orne, en Basse-Normandie, où entre 4700 et 4300 avant notre ère, plusieurs dizaines de ces tumulus cyclopéens délimités par des fossés modelaient le paysage. Aujourd'hui disparues, seuls de rares vestiges subsistent de ces anciennes éminences.

Probablement érigés pour commémorer des individus de haut rang, ces tombeaux démesurés dédiés uniquement à un ou deux défunts placés en leur centre, ont été décrits par les spécialistes, comme appartenant à un phénomène culturel dit "de Passy", en relation avec des sites similaires rencontrés dans le Bassin parisien, en particulier dans la vallée de l'Yonne et de la Marne.

Etudiés lors de fouilles archéologiques menées entre 2014 et 2016 par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), 32 de ces tombeaux de tailles variables ont ainsi été découverts sur le site de Fleury-sur-Orne, en même temps que les restes de 19 individus. Des enterrements contemporains des grands alignements mégalithiques de la façade Atlantique, , avec des dépôts de faune domestique composée pour une large part de moutons et de bovins.

Les résultats des analyses paléogénét[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles