Génération identitaire conteste sa dissolution devant le Conseil d'État

Source AFP
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Le groupuscule Génération identitaire rejette l'idée qu'il incite à la haine en liant systématiquement immigration et insécurité

Dans le décret portant dissolution, le gouvernement accuse l'association d'« incitation à la discrimination, à la haine et à la violence ».

Le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire (GI) a contesté vendredi devant le Conseil d'État sa dissolution décrétée en mars par le gouvernement, en rejetant l'idée qu'il incite à la haine en liant systématiquement immigration et insécurité. Lors de l'audience en référé, l'avocat de GI Me Pierre Robillot a estimé que l'association ne faisait qu'« interpeller » sur des questions d'actualité, dans la lignée des débats publics sur ces sujets. « Pour Génération identitaire, tout immigré est une personne violente en puissance et susceptible de passer à l'acte. Il y a un lien automatique entre violence, immigration et insécurité », a au contraire accusé Pascale Léglise, la directrice adjointe des affaires juridiques au ministère de l'Intérieur, lors de l'audience.

En appui, elle a cité différents slogans du groupuscule d'extrême droite, égrenés au long de leurs neuf années d'existence : « Quand tu sors de chez toi, tu n'es plus en sécurité », « la racaille peut frapper », « on les accueille, ils nous égorgent », « immigration, invasion ». « Face à l'insécurité, la racaille et l'islamisation : protège ton peuple ! », écrivait aussi l'association sur Twitter.

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