Génération flemme ? Non, génération bien-être !

Photo haengematteORG / Pixabay / CC

En Allemagne, beaucoup de jeunes refusent la semaine de quarante heures. Il ne s’agit pas de pur hédonisme, mais d’une révolte “contre une éthique du travail qui rend malade”, explique le magazine Der Spiegel. La jeune journaliste Lea Schönborn a pris la plume pour tenter d’expliquer le rapport de sa génération au travail :

“La génération Z, c’est-à-dire moi et tous les autres nés depuis 1995, a, sur le marché du travail, la réputation de se préoccuper avant tout de son équilibre vie professionnelle-vie personnelle.”

Difficile à comprendre, ou du moins à accepter, pour les plus âgés, qui sont également les patrons et qui ont, eux, consacré une bonne partie de leur vie à leur carrière. D’ailleurs, Lea Schönborn a remarqué les articles outrés qui fleurissent dans la presse allemande sur les gens de son âge. Il est vrai, et les études le montrent, que les femmes en particulier et les jeunes veulent se passer de patrons et/ou travailler moins et différemment : demande de flexibilité horaire, multiplication des temps partiels, refus des heures supplémentaires, par exemple.

Cependant, les quadras et plus se trompent, analyse Lea Schönborn : la génération actuelle n’est ni désemparée ni paresseuse. Pour la génération précédente, rester le dernier au bureau était signe de sérieux et de conscience professionnelle. Pour les plus jeunes, il s’agit au contraire du signe qu’on n’est pas capable de dire “non”.

L’attitude des plus jeunes “signifie simplement que nous accordons la priorité à notre bien-être avant qu’il ne soit trop tard”. Et elle vient du simple constat que cette génération ne pourra pas atteindre le niveau de vie de leurs parents. Il devient alors absurde de se tuer à la tâche. Elle renchérit :

“Nos valeurs ont changé par rapport à celles des générations précédentes. Nous n’avons pas besoin de symboles de statut, de grosses voitures et de gigantesques manoirs de banlieue. Au lieu de cela, nous voulons travailler moins et ainsi avoir plus de temps pour nos futurs enfants – ou pour notre apéritif de l’après-midi. En d’autres termes, nous voulons vivre dans le présent. Je ne veux pas m’épuiser par amour du travail ou pour sauver le monde.”

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles