Les géants de l'énergie «n'ont rien fait pour mériter leurs superprofits», estime Joseph Stiglitz

D'un côté, des millions de ménages qui ne savent pas comment ils vont payer leurs factures de gaz et d'électricité ; de l'autre, des géants du secteur qui ont gagné des milliards grâce à la crise. L'Europe envisage de taxer ces superprofits. Une idée prônée depuis des années par des économistes de renom, comme l'Américain Joseph Stiglitz, le Burundais Léonce Ndikumana ou le Français Thomas Piketty, membres du groupe de réflexion baptisé ICRICT.

Il faut taxer d'urgence les superprofits. C'est le message porté par le rapport présenté vendredi 16 septembre par les membres de l'Independent Commission for the Reform of International Corporate Taxation (ICRICT, Commission indépendante pour la réforme de la fiscalité des multinationales).

Notamment pour les pays en développement, estime l'économiste indienne Jayati Ghosh, coprésidente de l'ICRICT. « Nous recommandons aux gouvernements des pays les moins avancés d'utiliser leurs propres stratégies pour augmenter leurs revenus, explique-t-elle. Tout comme l'Europe est en train de le faire. Ils peuvent y arriver par d'autres moyens tels que la taxe sur les services, la taxe sur le numérique ou encore l'impôt à la source, sans oublier l'impôt sur la fortune. »

« Leurs profits, ils les doivent à Poutine »

Mercredi dernier, la Commission européenne a proposé une taxe sur les grands groupes énergétiques, qui pourrait rapporter jusqu'à 140 milliards d'euros. Une idée qui doit être discutée dans les prochains jours par les États membres de l'Union.


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