Le futur revenu universel d'activité en huit questions

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RSA, aides au logement... Le gouvernement veut réunir plusieurs prestations sociales pour lutter contre le non-recours et inciter à la reprise d'activité.

Le gouvernement souhaite réunir plusieurs aides en une, pour lutter contre le non-recours au droit et inciter à la reprise d'activité des bénéficiaires.

C'est une pièce maîtresse d'Emmanuel Macron dans sa lutte contre la pauvreté. Le revenu universel d'activité (RUA), qui se substituera à plusieurs prestations sociales et fera l'objet d'un projet de loi courant 2020, entame ce mercredi 9 octobre une nouvelle étape de son élaboration avec l'ouverture d'une plate-forme participative en ligne.

Ouverte jusqu'au 20 novembre, cette consultation sur Internet sera complétée par six ateliers en région. Ils "réuniront notamment des bénéficiaires des minima sociaux pour recueillir leur avis et travailler avec eux", selon la secrétaire d'État Christelle Dubos, qui porte le dossier. L'Express fait le point sur cette nouvelle aide sociale.

1. Pourquoi un revenu universel d'activité ?

"Notre système de minima sociaux est complexe, les règles sont peu compréhensibles, ce qui a pour effet de limiter la reprise d'activité, génère du non-recours et des inégalités territoriales", estime le ministère des Solidarités et de la Santé sur son site internet. Le revenu universel d'activité (RUA) doit remplacer plusieurs prestations sociales, afin de rendre le système "plus simple et plus lisible pour les ménages, ce qui permettra à chacun d'accéder plus facilement à ses droits", précise le ministère, qui espère aussi le rendre plus "incitatif à l'activité".

En dépit d'une dénomination proche, le RUA n'a donc rien à voir avec la proposition de revenu universel portée par Benoît Hamon durant la présidentielle de 2017, à l'origine présenté comme un revenu minimum versé sans condition d'âge ou de ressources. De sorte que le philosophe Gaspard Koenig, estimait auprès de L'Express en 2018 que l'utilisation de l'expression par le gouvernement était "malhonnête".

2. Le système actuel est-il vraiment inefficace ?

Cela dépend de la manière dont on l'estime. Les aides sociales permettent bien de réduire la pauvreté des ménages les plus désavantagés. En France métropolitaine, le taux de pauvreté monéta...Lire la suite sur L'Express.fr

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