Attentat sur les Champs-Élysées : ce que l'on sait

Libération.fr
L'avenue des Champs-Elysées bloquée par un important dispositif policier après la fusillade. Un policier a succombé à ses blessures.

Un homme a tiré délibérément sur des policiers, en tuant un et en blessant deux grièvement avant d'être abattu. Il a été identifié. Le parquet antiterroriste est saisi. L'Etat islamique a revendiqué l'attaque.

À trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, un policier a été tué et deux autres ont été blessés sérieusement jeudi soir, lors d’une fusillade à l’arme automatique sur les Champs-Elysées. L’échange a eu lieu non loin du magasin Marks & Spencer, près de la station de métro Franklin D. Roosevelt. Une passante a également été touchée.

L’attaque a été revendiquée très rapidement par l’Etat islamique (EI) dans un communiqué rédigé en arabe de son agence de propagande Amaq. Le groupe jihadiste a par ailleurs présenté l’assaillant présumé sous son nom de guerre : Abou Youssef al Belgiki.

Aux alentours de 22 h 15, plus d’une heure avant la revendication de l’Etat islamique, le parquet antiterroriste s’était saisi de l’enquête et avait confié les investigations à la section antiterroriste de la brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres (SAT) ainsi qu’à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

L'agresseur abattu serait né en 1977. Connu des services de police, il n’était toutefois pas sous le coup d’une fiche S (pour Sûreté de l’Etat) en cours de validité au moment des faits. «L’identité de l’attaquant est connue et a été vérifiée», a indiqué près du lieu de l’attaque, le procureur de la République de Paris, François Molins, tout en refusant à la dévoiler, en raison de l’enquête. L’homme avait déjà été condamné en 2005 à quinze ans de prison pour tentatives d’homicide volontaire sur un policier, un élève gardien de la paix et le frère de celui-ci, en Seine-et-Marne. Visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers, il avait également été arrêté le 23 février, avant d’être remis en liberté par la justice faute de preuves suffisantes, selon des sources proches de l’enquête. Une (...)

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