Fusillade à Paris : la victime était mise en examen pour assassinat

Par Aziz Zemouri
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Un tireur a tué froidement un homme et blessé par balle une agente de sécurité.
Un tireur a tué froidement un homme et blessé par balle une agente de sécurité.

Hamza Djouhoud, 33 ans, a été assassiné lundi 12 avril à Paris. Il est mort sous le statut de mis en examen pour assassinat de Saufiane Hammami, en 2014, à Aix-en-Provence. Il l'avait renversé volontairement puis l'avait achevé en lui roulant dessus à plusieurs reprises. En cavale en Espagne, il avait été rattrapé par la Guardia civil et rapatrié en France. Placé en détention provisoire aux Baumettes à Marseille, en 2017, il a été libéré un an plus tard à cause d'une erreur de procédure. Au moment des formalités pour le renouvellement de son incarcération, le juge des libertés et de la détention n'avait pas été saisi dans les délais. Le parquet d'Aix-en-Provence, constatant la carence, n'avait eu d'autre choix que de le remettre en liberté.

« C'est la double peine pour la famille de la victime, commente Me Jean-Jacques Campana, l'avocat des Hammami. Après la perte d'un enfant et d'un frère, il n'y aura pas de procès aux assises. C'était le seul mis en examen dans cette procédure. L'action publique s'éteint avec la mort de Djouhoud Hamza. »

Figure du banditisme marseillais

« La fratrie Djouhoud, très défavorablement connue de nos services, anime le trafic de stupéfiants en région marseillaise ainsi que la funeste chronique des règlements de comptes qui ensanglantent le sud de la France depuis de nombreuses années. » Alors que la police judiciaire, saisie de l'homicide perpétré lundi 12 avril contre Hamza Djouhoud, 33 ans, dans le 16e arrondissement de Paris, p [...] Lire la suite