Fusillade à Oslo : “L’horreur est de retour”

La Norvège était encore sous le choc en ce début de semaine, plus de quarante-huit heures après la fusillade qui avait coûté la vie à deux personnes. Deux hommes, âgés de 55 et 60 ans, sont tombés sous les balles tirées par un individu qui a pu être arrêté, alors qu’il s’éloignait du lieu du drame survenu au cœur d’Oslo, près d’un bar gay. L’agression, qui a également blessé 21 personnes dont dix grièvement, s’est produite en pleine célébration de la Marche des fiertés, dans les rues de la capitale norvégienne. “Nous ne savons pas encore si cet acte inhumain avait pour but de frapper les homosexuels ou si le motif était tout autre, mais il a meurtri la communauté gay”, constate, ce lundi 27 juin, le quotidien régional Stavanger Aftenblad, à l’instar de bien d’autres journaux du royaume et du Premier ministre, le travailliste Jonas Gahr Store.

“Pour la liberté”, proclame ce lundi 27 juin le journal “Dagsavisen”, après l’attaque “terroriste” ayant fait deux morts, dans la nuit du 24 au 25 juin, près d’un club gay d’Oslo. . Dagsavisen
“Pour la liberté”, proclame ce lundi 27 juin le journal “Dagsavisen”, après l’attaque “terroriste” ayant fait deux morts, dans la nuit du 24 au 25 juin, près d’un club gay d’Oslo. . Dagsavisen

“La Marche des fiertés devait être la manifestation même de 50 ans de progrès” dans le pays, se désole Dagsavisen, un journal proche du Parti travailliste. De fait, les participants devaient fêter le cinquantième anniversaire de la levée de l’interdiction en Norvège des relations sexuelles entre personnes de même sexe. “Puis 2022 s’est transformée en tragédie. Un rappel choquant et lugubre que les progrès que réalise le monde ne sont pas du tout voulus par tous, et que certains sont prêts à recourir à des actes extrêmes pour manifester leur mépris de la liberté des autres”, ajoute son éditorialiste.

Un suspect connu de la police

Quelques instants après la fusillade, son auteur a pu être arrêté par la police, avec l’aide de passants. Il s’agit d’un Norvégien d’origine iranienne âgé de 43 ans. Ayant a priori agi seul, Zaniar Matapour est, à ce stade, visé par les chefs d’accusation d’“acte terroriste”, homicide et tentative d’homicide. L’enquête doit encore déterminer les raisons de cet acte et si le suspect est un déséquilibré ou non. Le PST, le service de sécurité de la police, le connaît depuis 2015. Il a déjà été reconnu coupable de violences et de menaces, et dans un verdict de 2016, il a été qualifié de schizophrène paranoïaque”. On sait que le PST était en contact avec lui pas plus tard qu’en mai, inquiet des liens qu’il avait eus avec des islamistes extrémistes de Norvège, dont l’un, Arfan Bhatti, avait récemment proféré des menaces contre des homosexuels sur les réseaux sociaux.

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