Fusillade à Grasse: peut-on mieux sécuriser les établissements scolaires?

Ce jeudi à 13h, un jeune homme de 16 ans a pénétré dans son lycée, à Grasse, lourdement armé et a notamment tiré sur le proviseur de l’établissement. Une dizaine de personnes ont été blessées. Un drame qui pose la question de la sécurisation des établissements scolaires en France, alors que l’état d’urgence est maintenu jusqu’au 15 juillet.

Les autorités redoutaient une attaque jihadiste contre une école. Jeudi, c'est un lycéen "fragile et fasciné par les armes", selon les mots de la ministre de l’Education nationale, qui a ouvert le feu dans le lycée Tocqueville de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Un événement rarissime en France qui a permis de tester les mesures de sécurité instaurées après les attentats qui ont ébranlé le pays en 2015 et 2016. Depuis, la sécurité des écoles a été renforcée, avec une nouvelle montée en puissance pour la rentrée 2016, après l'attaque de Nice.

Le plan de sécurisation des établissements consiste notamment à développer la culture de "gestion des risques" au sein des 64.000 établissements scolaires que compte la France : formation de cadres et de personnels de l'Education nationale dans des centres d'entraînement des forces de gendarmerie, recensement au sein de chaque académie de tous les numéros de portable des chefs d'établissement pour pouvoir transmettre des alertes, tenue de trois exercices annuels dont un simulant une intrusion en vue d'un attentat, formation aux gestes de premiers secours des élèves de troisième, etc. Des mesures qui semblent s’être montrées efficaces ce jeudi à Grasse, où "un drame a été évité", selon Eric Ciotti.

Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes a ainsi souligné sur BFMTV le "comportement exemplaire des enseignants", et...

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