Fusillade à Grasse : "Je n'ai pas fini ma mission", a dit l'assaillant au gardien du lycée Tocqueville

franceinfo

Le

tireur présumé du lycée Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes) est en garde à vue pour "tentatives d'assassinat". Il a été interpellé jeudi 16 mars après avoir tiré des coups de feu dans l'établissement scolaire, blessant dix personnes, dont le proviseur, selon la procureure de Grasse.

Le gardien de la salle de sports du lycée, Pascal Baudesson, a livré à France 2 son dialogue avec le jeune homme de 16 ans, qu'il a vu "arriver armé". "Par prudence, je recule, explique-t-il. Il était calme, un peu énervé, mais pas agressif envers moi. Il avait un fusil à pompe et (...) un pistolet, un 38. Je discute avec lui, je me protège, et je lui dis : 'qu'est-ce que tu fais là' ? Il me dit : 'je n'ai pas fini de régler mon problème'."

"Il m'a dit 'non, je n'ai pas fini ma mission'"

Le gardien essaie de calmer le lycéen : "Je lui dis : 'de toute façon, c'est foutu, ils vont te tirer dessus, donc rends-toi. Donne-moi tes armes, si tu veux. Il n'a pas voulu. Il m'a dit 'non, je n'ai pas fini ma mission'."

"Après, il a commencé à s'énerver", poursuit Pascal Baudesson. "Là, il m'a balancé un bâton de dynamite artisanal. Donc je me suis reculé, j'ai attendu cinq minutes, [le bâton] n'a pas explosé. Il y avait deux classes en panique, sur la gauche, je suis intervenu, (...) j'ai évacué les deux classes. Les soixante élèves sont partis, j'ai essayé de les rassurer." Le Raid est ensuite intervenu, conclut-il.

Retrouvez cet article sur Francetv info

VIDEO. Que viennent faire Kate et William à Paris ?
"Cash Investigation". Pédophilie dans l'Eglise : le poids du tabou
VIDEO. "Envoyé spécial". Dépakine : un silence coupable
Cinq questions sur le courrier piégé qui a fait une blessée au bureau du FMI à Paris
Ce que l’on sait de la fusillade dans un lycée de Grasse

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages