Funérailles d’Elizabeth II : Pour Macron, un casse-tête diplomatique et logistique

Les funérailles de la reine, un casse-tête pour Macron
CHRISTIAN HARTMANN / AFP Les funérailles de la reine, un casse-tête pour Macron

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Les funérailles de la reine, un casse-tête pour Macron

POLITIQUE - To be or not to be aux funérailles de la reine ? C’est la question à laquelle Emmanuel Macron va devoir répondre. Comme de nombreux chefs d’État le locataire de l’Élysée a pour l’instant prévu d’être à New York, aux États-Unis, le 19 septembre prochain, jour des obsèques de la reine Élizabeth II, pour prendre la parole à l’ONU.

Le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a d’ores et déjà indiqué qu’il ne pourrait modifier le calendrier de l’organisation qui tient, ici, sa première assemblée générale en « présentiel » depuis la pandémie de Covid-19. Alors comment faire ? Il va falloir choisir, ou trouver des trésors de logistique.

Que fera Macron ?

Nombreux dirigeants du monde ont déjà annoncé leur venue à̀ Londres ce jour-là̀, comme Charles Michel, le pré́sident du Conseil européen, l’Américain Joe Biden, le Turc Recep Tayyip Erdogan et la Première ministre de Nouvelle Zélande, Jacinda Ardern, dont la reine était le chef de l’État. On imagine mal Emmanuel Macron faire l’impasse, lui qui a rapidement salué la mémoire d’« une amie » de la France après l’annonce du décès d’Élizabeth II.

Selon les informations publiées par Le JDD ce dimanche 11 septembre, le président de la République avait déjà prévu un aller-retour rapide aux États-Unis. Il devait arriver à̀ New York le dimanche 18 au soir, rencontrer nombre d’homologues le lendemain (aux cours de rencontres bilatérales ou d’échanges informels), puis prononcer son premier discours de nouveau mandat devant l’ONU le mardi. Il avait prévu, enfin, de revenir mercredi à Paris pour le traditionnel Conseil des ministres.

Un programme bien peu compatible avec une cérémonie organisée en plein cœur de Londres. L’Élysée fait toutefois savoir qu’Emmanuel Macron est « tout disposé », selon le récit du Journal du Dimanche, à bouleverser son agenda pour se rendre à l’abbaye de Westminster, lundi. « La logistique suivra », indique-t-on.

Reste une question diplomatique, si le chef de l’État ne peut assumer les deux : Quel événement privilégier ? Est-il préférable d’assister à l’ultime hommage rendu à celle, connue de tous, qui aura régné 70 ans sur le Royaume-Uni ? Ou faut-il se consacrer aux discussions sur la marche du monde, en temps de crises, en rejoignant News York sans passer par la case londonienne ? That is the question.

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