Fukushima : 10 ans après, une catastrophe toujours en cours

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Dix ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi, le Japon continue de lutter contre ses conséquences. Trois réacteurs nucléaires de la centrale ont fondu. Des rejets massifs de radioactivité se sont répandus dans l’atmosphère et dans l’océan Pacifique. La centrale est toujours en prise avec une situation critique sans véritable solution. L’océan et les territoires sont durablement contaminés. La santé des populations est toujours menacée. Entretien avec Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et directeur du laboratoire de la CRIIRAD, la Commission de Recherche et d'information indépendante sur la Radioactivité.

Bruno Chareyron, que s’est-il passé dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi le 11 mars 2011 ?

Ce jour-là, un tremblement de terre a engendré un très important tsunami qui a submergé une partie des installations de la centrale de Fukushima-Daiichi située sur la côte Pacifique et cela a rendu inopérant le système de refroidissement des réacteurs nucléaires numéro 1, 2 et 3. En cas de séisme en général, et cela a été le cas à Fukushima, les réacteurs nucléaires se mettent automatiquement en arrêt. Des barres d'arrêt d'urgence sont introduites automatiquement dans le cœur du réacteur pour stopper les réactions nucléaires. Le problème, c'est que même si cela est fait, dans le cœur du réacteur, la radioactivité est tellement importante que beaucoup de chaleur est dégagée en permanence par les assemblages de combustible irradié et, même en cas d'arrêt, le réacteur doit continuer à être refroidi en permanence, car ce combustible ne va se refroidir que très lentement dans le temps.

Raison pour laquelle il est extrêmement important d’avoir des systèmes de refroidissement opérationnels. Or, avec le tsunami, ces systèmes de refroidissement ont été rendus inopérants et la température dans le cœur des réacteurs a augmenté.

Cela a conduit à des dégagements d’hydrogène par des réactions chimiques. Pour faire baisser la pression dans le cœur des réacteurs, TEPCO (l’industriel en charge de la centrale) a pris la décision de relâcher un certain nombre de gaz dans l’atmosphère, ce qui a conduit à des rejets radioactifs très importants à l’extérieur de l’enceinte. Mais il y a eu aussi des explosions d’hydrogène qui ont conduit en particulier à la destruction d’une partie des bâtiments réacteurs numéro 1, 2 et 3 avec une fusion du cœur de ces réacteurs. Le combustible irradié, qui est initialement dans des assemblages à l’intérieur d’une cuve, a en grande partie fondu sous l'effet de la chaleur et s'est retrouvé sous la forme de ce qu'on appelle un corium, c'est-à-dire une forme de lave hautement radioactive, qui a percé la partie inférieure de la cuve et s'est répandue, on ne sait pas exactement où, dans la partie inférieure.

Donc ce qui s'est passé, ce sont des rejets massifs de radioactivité à la fois dans l'océan Pacifique et à la fois dans l’atmosphère d’une extrême gravité qui ont fait de cet accident l’une des plus grandes catastrophes nucléaires de l'histoire avec celle de Tchernobyl en 1986 et celle de Tcheliabinsk en 1957 en URSS (Union des républiques socialistes soviétiques).

À Tchernobyl, les autorités ont envisagé à un moment l’évacuation de la ville de Kiev. Au Japon, avec la catastrophe sur la centrale de Fukushima Daiichi, on a craint aussi des développements encore plus dramatiques ?

À Fukushima, la situation a été réellement catastrophique, mais elle aurait pu être encore plus grave si pendant les périodes de rejets massifs, le vent s’était maintenu dans certaines directions. Le plus souvent, le vent a soufflé de la terre vers le Pacifique et, du coup, les substances radioactives propulsées dans l’atmosphère sont allées vers l’océan et à d'autres moments le vent a soufflé vers le sud en direction de la capitale et une importante partie de la radioactivité a atteint la ville de Tokyo et bien au-delà au sud. À d'autres moments, le vent a soufflé vers le nord-nord-ouest et des particules radioactives ont atteint d'autres villes et d’autres préfectures au-delà de celle de Fukushima. Si les vents avaient soufflé en permanence vers la terre l’ampleur des retombées radioactives aurait été encore plus grave.

À Fukushima, en plus des 3 cœurs de réacteurs qui ont fondu, il y a eu aussi le problème des combustibles irradiés qui sont entreposés dans des piscines de désactivation. Dans une centrale nucléaire, on doit changer périodiquement le combustible. Ce combustible usé qui est alors très radioactif est sorti et il est placé dans des piscines de désactivation le temps que sa radioactivité et sa chaleur baissent un peu et cela peut prendre plusieurs années avant qu’il soit évacué vers d’autres dispositifs. Pendant cette période, le combustible se trouve dans une piscine qui n’est pas dans une structure bunkerisée. Or, les explosions des réacteurs ont eu des conséquences très dommageables sur les piscines et en particulier sur la piscine du réacteur numéro 4 gravement endommagé par l’explosion du réacteur 3. Contrairement au réacteur 1, 2 et 3, le réacteur 4 était à l’arrêt lors du séisme et tout son combustible était déchargé dans la piscine de désactivation. Il y a eu une énorme inquiétude sur le fait que la piscine se vide complètement de son eau et que les combustibles irradiés se retrouvent à l’air libre, s’échauffent et libèrent leur radioactivité. Cela aurait pu créer une situation encore plus dramatique qui a amené le Premier ministre de l’époque, Naoto Kan, comme il l’a reconnu publiquement, à envisager de faire évacuer Tokyo.

10 ans après à la catastrophe, dans quel état se trouve la centrale ?

Aujourd’hui, 10 ans après, la centrale est dans un état extrêmement dégradé et elle n’est toujours pas sûre. En permanence, l’industriel TEPCO doit continuer à injecter 200 m3 d’eau par jour pour refroidir la matière hautement radioactive des coriums des réacteurs 1, 2 et 3. Cette eau, qui est injectée et qui circule autour des coriums qui ne sont plus protégés par des gaines de protection métallique qui ont fondu, est contaminée de façon très importante. De plus, comme cette eau est injectée dans les sous-sols de la centrale, elle se mélange avec des eaux de ruissellement, des eaux souterraines et TEPCO est obligé de repomper en permanence tous ces volumes d’eau. Pour ce faire, il a fallu mettre en place différentes parades dont un mur gelé autour des 3 réacteurs accidentés, pour maintenir à très basse température le sol et pour que ce mur de glace limite la pénétration des eaux, qui viennent de la colline située au-dessus de la centrale, et s’infiltrent sous les réacteurs. Cela permet de limiter le repompage sauf quand il y a de très fortes pluies. Donc TEPCO doit en permanence injecter de l’eau, qui devient hautement radioactive, il doit récupérer ces eaux avant qu’elles ne s’infiltrent et qu’elles ne s’écoulent vers l’océan Pacifique et doit traiter toutes ces eaux. TEPCO se retrouve aujourd’hui face à un problème quasiment insoluble, avec en ce moment, plus de 1,2 million de m3 d’eau radioactive stockée dans plus d’un millier de cuves. C’est pourquoi TEPCO envisage, avec l’accord du gouvernement japonais, de vider progressivement ces cuves dans l’océan Pacifique.

De plus, TEPCO n’a pas fini de retirer le combustible irradié des piscines de désactivation, qui ont été gravement endommagées par les explosions, pour les mettre en sécurité. Mais le problème le plus complexe reste la question des coriums, ces cœurs fondus qui se sont répandus dans les sous-sols des réacteurs 1, 2 et 3. TEPCO a tenté à plusieurs reprises d’envoyer des robots pour avoir de l’information sur l’état de ces coriums et sur leur localisation, mais la radioactivité est si élevée que plusieurs robots ont été rendus inopérants. Récemment, de nouvelles inspections ont révélé des taux de radioactivité extrêmement importants au-dessus de la dalle des réacteurs de plus de 10 sieverts par heure, soit un niveau rapidement mortel pour l’homme. On est face à une situation inédite : TEPCO annonce qu’ils récupèreront ces coriums peut être d’ici à 2050, mais personne n’en sait rien, ni ce qu’on en fera si on arrive à les isoler. Peut-être que finalement le gouvernement décidera de les laisser là, ad vitam aeternam, et de couvrir l’ensemble avec un sarcophage avec des systèmes de pompage permanents. On ne sait pas quoi faire avec ces coriums. Le corium de Tchernobyl est toujours actif sous son sarcophage. Et à Tchernobyl, rien n’est résolu non plus.

Quelles ont été les conséquences radiologiques sur le Japon et au-delà ?

Dans le cas de Fukushima, il y a eu deux modes de contaminations : les rejets dans l’atmosphère et dans l’océan Pacifique. Pour ce qui concerne l’atmosphère, il y a eu des retombées radioactives très intenses dans la préfecture de Fukushima, mais aussi dans de nombreuses autres préfectures situées au nord et au sud et de manière moins intense jusqu’à Tokyo. Même en France, de fin mars à fin avril 2011, nous avons pu mesurer, avec les balises CRIIRAD en vallée du Rhône, l’arrivée des masses d’air contaminées par l’iode radioactif en provenance du Japon. Aujourd’hui, il y a au Japon des endroits très contaminés, qui ne devraient pas être habités par des êtres humains avant au moins une centaine d’années voire beaucoup plus dans certains lieux. Mais les autorités japonaises banalisent la gravité de cette contamination et incitent très vivement les populations à revenir sur ces territoires.

Actuellement, le problème principal provient du césium 137 : c’est un métal radioactif qui s’est déposé, sous forme de très fines poussières ou parfois de plus grosses particules, sur toutes les surfaces qui étaient à l’air libre (sur les toits, sur les sols). La contamination a été amplifiée par les précipitations (neige et pluie). Cette substance radioactive est toujours présente, elle a une demi-vie de 30 ans et il faudra des centaines d’années pour qu’elle disparaisse et perde de sa dangerosité. Le problème, c’est que ce césium 137, en se désintégrant, émet des rayonnements gamma qui sont extrêmement puissants et pénétrants. Ces rayonnements traversent les murs des maisons et se déplacent dans l’air sur des dizaines de mètres et cela peut même dépasser la centaine de mètres. C’est pourquoi il très difficile de décontaminer. Les autorités japonaises ont lancé dans certaines zones des programmes de décontamination qui consistent à décaper la terre mais seulement sur quelques mètres autour des habitations, mais cela n’empêche pas l’exposition par les radiations émises à proximité et qui atteint les habitants à l’intérieur de leur maison. La décontamination de territoires aussi vastes est techniquement impossible. À la différence de Tchernobyl, à Fukushima, les autorités font comme si les problèmes étaient résolus pour faire revenir la population alors que les terres sont contaminées avec des taux de radioactivité qui sont largement au-dessus de la normale.

Que deviennent ces terres contaminées qui sont collectées par les autorités ?

Les programmes de décontamination qui ont été mis en œuvre et qui consistent à racler la couche superficielle de la terre, posent plusieurs problèmes. Il y a d’abord la question de l’exposition des personnes qui réalisent ce travail et qui prennent des doses de radioactivité et puis une fois ces terres mises dans des sacs, qu’en fait-on ? Il y a des problèmes de stockage et de mise en sécurité. Ce qu’on voit, ce sont des dépôts de ces sacs un peu n’importe où, dans un terrain vague, à côté d’un lotissement, non loin d’une école, etc... La décontamination partielle a généré plus de 17 millions de m3 de déchets radioactifs et sacs de terre contaminée. Une partie est en cours de regroupement sur un site d’entreposage temporaire prévu pour 30 ans. Or, cette durée est insuffisante, ces sacs devraient être mis en sécurité sur une centaine d’années voire beaucoup plus pour certains d’entre eux. Donc cette question de la terre n’est pas résolue. Le problème des déchets organiques n’est pas résolu non plus. Ces déchets, comme par exemple les feuilles d’arbres, sont aussi collectés et la stratégie est de les incinérer. Les systèmes de filtration des incinérateurs ne sont jamais parfaits et cela crée de la redistribution dans l’atmosphère et l’on ne sait pas comment conserver les cendres qui sont très radioactives.

Pour pouvoir gérer la catastrophe, les autorités changent les normes. La dose maximale admissible pour un être humain normalement est de 1 millisievert par an. Mais à Fukushima, les autorités japonaises ont monté cette dose à 20 millisieverts par an. Donc on s’est mis à accepter que les citoyens soient exposés à un risque de cancer 20 fois plus élevé que ce qu’on considérait comme inacceptable auparavant. Pour la gestion des terres polluées, au Japon à partir de 100 becquerels par kg, on doit appliquer un mode de gestion spécifique. Or, cette norme a été augmentée à 8 000 Bq/kg. Ces déchets vont pouvoir être réutilisés comme sous-couche routière par exemple et vont donc être dispersés et irradier d’autres personnes. Enfin, il y a la question des eaux contaminées que TEPCO souhaite rejeter dans le Pacifique alors qu’elles ne respectent pas les normes en termes de concentration de radioactivité.

Une catastrophe nucléaire c’est par définition ingérable et pour limiter les coûts de gestion, les autorités changent les référentiels de sécurité, de protection sanitaire des populations et acceptent ce qui était inacceptable auparavant. Pour relancer l’économie sur les territoires contaminés, on a par exemple incité la population à revenir alors que les doses subies restent trop élevées. Ce qui est très choquant à Fukushima, c’est cette banalisation, cette minimalisation du risque pour faire croire que tout va bien.

Que sait-on de la contamination des populations ?

Le nombre de personnes qui ont été exposées aux radiations se chiffre en millions, mais ensuite, il est très difficile d’avoir une estimation précise des doses subies par ces populations. De plus, il y a eu des sous-estimations de la réalité. Par exemple, lorsque l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) a publié un rapport pour tenter d’estimer le nombre de cancers qui surviendront suites aux doses reçues, elle n’a pas pris en compte les niveaux réels de contamination. Quelques jours après la catastrophe, quand les premières analyses sur la contamination des denrées alimentaires sont tombées, il y avait sur certains territoires, y compris à plus de 30 kilomètres de la centrale de Fukushima, des végétaux et des aliments qui étaient contaminés à plusieurs millions de becquerels par kilogramme en iode 131. Certains groupes de population au Japon ont reçu à l'époque des doses de radiation par inhalation, puis par ingestion et par ce qu'on appelle l'irradiation externe, c’est-à-dire par la radiation émise en permanence par le sol contaminé, qui sont très largement au-dessus des limites sanitaires. Donc évidemment il y aura des conséquences sanitaires lourdes sur la population japonaise, que ce soit une augmentation des cancers, mais aussi d'autres pathologies : du système digestif, du système cardio-vasculaire ou sur les capacités cognitives. Il peut y avoir aussi un effet trans-générationnel comme celui observé sur des rongeurs au Belarus suite à la catastrophe de Tchernobyl. Dans l'air de la préfecture de Fukushima par exemple, la concentration en césium 137 n'est pas revenue au niveau d'avant la catastrophe.

Aujourd’hui, les Japonais sont toujours exposés aux radiations qui émanent des sols contaminés. Vous avez sur de nombreuses communes des taux de radiations à 1 mètre du sol qui sont plus de 100 fois supérieurs au niveau habituel. Maintenant, pour évaluer les conséquences sanitaires, il faudrait qu'il y ait des études rigoureuses et ce n'est pas le cas. Les études existantes ne sont pas à la hauteur et ne permettent pas de repérer l’ensemble des pathologies liées à la catastrophe, ni d’indemniser les populations, mais ça, c'est une volonté politique.

Comment la société civile s'est organisée pour avoir une information fiable et indépendante ?

À la CRIIRAD, nous avons été sollicités très vite, dès les premiers jours après la catastrophe, par des citoyens japonais et par des Français vivant au Japon. Ils souhaitaient des conseils, des informations indépendantes et des appareils de mesure. Nous avons mis en place une assistance technique avec matériel et formation, qui a contribué à l'émergence d'un réseau de laboratoires citoyens au Japon qui s'appelaient à l'époque CRMS, Citizen’s Radiation Monitoring Station. Il y a eu aussi d'autres initiatives menées par d'autres organismes français et allemands et il y a aujourd’hui un réseau de centres d'information indépendants au Japon qui a produit notamment une carte de la contamination des sols au Japon : plus de 4 000 bénévoles ont récolté les échantillons selon un protocole rigoureux, 31 laboratoires citoyens les ont analysés. Carte qui est actuellement disponible en français. Dans un premier temps, il y a eu une forte demande d’information, mais depuis, beaucoup de gens ne veulent plus qu’on leur parle de radioactivité et certains laboratoires indépendants ont des difficultés financières pour continuer leur travail.

Quels enseignements tirez-vous de cette catastrophe ?

Ce que nous montre Fukushima, c'est que l'homme n'est pas capable de dominer l’énergie nucléaire et qu’à partir du moment où une catastrophe survient, on se retrouve dans une situation qui est totalement ingérable, que ce soit par rapport à la récupération des coriums fondus, au refroidissement des réacteurs, à la gestion des terres contaminées. On se retrouve dans un univers de l'absurde, un univers de non-droit, c'est-à-dire que toutes les normes de protection qui existaient auparavant, toutes les valeurs qui existaient auparavant sont bouleversées. L'industrie nucléaire est une des rares industries, si ce n’est la seule, que les gouvernements autorisent à fonctionner alors qu'elle n'est pas assurée à la hauteur des dégâts qu'elle peut engendrer. Les évaluations financières des conséquences de la catastrophe de Fukushima rien qu’au Japon qui ont été publiées il y a quelques années par le Japan Center for Economic Research étaient de plus de 640 milliards d'euros (estimation des coûts de démantèlement, indemnisation des populations, décontamination, gestion des déchets, etcetera). Or la responsabilité civile nucléaire limite à quasi rien les coûts imputables à l’exploitant (en France à 700 millions d’euros, soit quasiment 1 000 fois moins). Et c'est quelque chose qui n'est pas acceptable. Si on accepte de faire fonctionner des installations nucléaires, si les populations et les gouvernements l’acceptent, il faut qu'ils soient correctement informés et qu’ils acceptent le risque de la catastrophe nucléaire. Mais ont-ils une perception juste des conséquences environnementales, sanitaires, sociales, économiques des catastrophes nucléaires.

Sous l’impulsion de la France, le lobby nucléaire international a réussi à faire relever les niveaux de radiation acceptables après une catastrophe nucléaire : tout comme au Japon, la limite de 1 mSv/an ne sera plus en vigueur ; la référence (car ce ne sera même plus une limite) s’élèvera à 20 mSv/an. Ceux qui ne souhaitent pas vivre dans des territoires aussi contaminés, devront en assumer toutes les conséquences car ils ne seront pas indemnisés.

Sites d’informations communiquées par la Criirad :

  • Le film pédagogique Invisibles retombées (version française sous-titrée en anglais)

Grands Reportages réalisés par RFI à Fukushima en mars 2012 :