Pour fuir la chaleur, les Chinois se réfugient dans les abris antiaériens

PHOTO CHINA DAILY / REUTERS

Tous aux abris ! Tel semble être le mot d’ordre dans plusieurs villes chinoises en proie à une vague de chaleur extrême. De fait, raconte le China Daily, “dans les grandes agglomérations, beaucoup trouvent que les abris antiaériens constituent un refuge idéal pour échapper au soleil brûlant”. Sous terre, les températures avoisinent les 25 °C, contre plus de 40 en surface. Si bien que les autorités ont décidé d’ouvrir ces abris au public pour tout l’été, en particulier dans les “trois fours” que sont les villes de Nanjing, Chongqing et Wuhan.

Là, poursuit le quotidien, des boissons, la télévision et même le wifi sont mis à la disposition de ceux qui viennent chercher un peu de fraîcheur. À Chongqing, métropole de plus de 30 millions d’habitants du centre de la Chine, des centaines d’abris ont été construits durant la Seconde Guerre mondiale alors que le pays était bombardé par l’aviation japonaise. “Frais l’été, chauds l’hiver, ces abris ont été investis par les habitants, qui y ont ouvert des restaurants ou des caves à vin”, explique le China Daily. Une galerie d’art a même ouvert très récemment dans un espace de 3,2 mètres de large sur 60 de long.

Partout en Chine, les habitants tentent, tant bien que mal, de se rafraîchir. Avec 40,9 °C, le 13 juillet, Shanghai a enregistré la température la plus élevée depuis 1873, date des premières archives météorologiques, relève le South China Morning Post, qui a mis en ligne sur son site une vidéo sur cette vague de chaleur sans précédent. Une alerte rouge a été lancée dans 68 villes. Les toits de certains immeubles ont fondu.

Selon le calendrier traditionnel chinois, le pays est entré le 16 juillet “dans sa période de l’été la plus chaude, connue sous le terme de Sanfu”, rapporte le Global Times. Habituellement, cette période se divise en trois tranches de dix jours, entre la mi-juillet et août, pendant lesquelles il fait très chaud et humide.

Pourtant, cette année, “de nombreuses villes enregistrent ces températures extrêmes depuis la mi-juin”, note le Global Times. Et les services météorologiques ont émis, le 17 juillet, une nouvelle alerte laissant entendre que le Sanfu serait très loin des prévisions calendaires cette année : des températures aussi élevées dureront encore douze jours, et la vague de chaleur jusqu’à la fin août.

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