Fugue ou mauvaise rencontre? Maëva, 13 ans, a disparu il y a 4 mois

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L'appel à témoins lancé par les gendarmes après la disparition de Maëva Antolin, une adolescente de 13 ans, le 14 juin à Graulhet dans le Tarn. - Gendarmerie nationale
L'appel à témoins lancé par les gendarmes après la disparition de Maëva Antolin, une adolescente de 13 ans, le 14 juin à Graulhet dans le Tarn. - Gendarmerie nationale

Cela fait 4 mois que Maëva Antolin, une jeune Tarnaise de 13 ans, a disparu. La dernière fois que sa famille l'a vue c'était le 14 juin dernier. L'adolescente venait de passer le week-end chez sa mère et devait prendre un car à la gare routière de Graulhet, au nord-ouest de Castres, pour se rendre à Albi où elle devait rentrer à son internat. Un bus qu'elle n'a jamais pris. Elle n'est pas non plus rentrée à son domicile.

Les parents de Maëva Antolin ont eu quelques contacts avec leur fille quelques jours après sa disparition. Mais depuis la fin du mois de juin, ils sont sans nouvelles de la jeune adolescente. Facebook, Instagram, Snapchat... la famille de la jeune fille a épluché les réseaux sociaux pour tenter de la retrouver. Une tâche ardue pour des adultes qui ne maitrisent pas forcément ces applications, comme ils le reconnaissent, mais aussi parce que l'adolescente brouille les pistes avec plusieurs comptes.

"On y passe nos journées entières, on fouille partout, on fait tout ce qui est possible de faire", confie la tante de Maëva Antolin. "On continue de chercher à notre échelle."

Un passé de fugueuse

Le 17 octobre, la gendarmerie du Tarn a publié un premier appel à témoins. Les autorités précisent que l'adolescente d'1m65 portait un t-shirt noir, un legging noir avec des bandes vertes et une veste en cuir noir. Elle était également accompagnée d'une amie le jour de sa disparition.

L'appel à témoins note également que Maëva Antolin "a déjà fugué dans le passé". Une semaine avant sa disparition, la jeune fille avait été retrouvée à Toulouse puis ramenée chez ses parents. Depuis quelques mois, l'adolescente avait changé selon ses proches, l'obligeant à la scolariser au Centre d'éducation professionnel à Albi.

"Elle était studieuse, adorable, toujours le sourire aux lèvres", se souvient auprès de La Dépêche du Midi son père. "Mais elle a commencé à avoir de mauvaises fréquentations et ses notes ont chuté."

L'enquête s'oriente à Marseille

C'est ce passé de fugueuse qui peut expliquer ce délai entre la disparition de l'adolescente et la diffusion de l'appel à témoins. "Les gendarmes ont peut-être considéré qu'elle reviendrait d'elle-même, ils n'ont pas diffusé d'appels à témoins pour la rassurer", estime Bruno Valezy. Le vice-président de l'association Assistance et recherche de Personnes disparues juge toutefois que cette situation est "anormale par rapport à ce qui se passe habituellement" dans ce type d'affaire, "surtout quand il s'agit d'une mineure".

Dans le même temps, le parquet de Castres, à la tête de l'enquête depuis le mois de juin, s'est dessaisi au profit de celui de Marseille, comme l'ont confirmé des sources concordantes à BFMTV.com. L'adolescente pourrait en effet se trouver dans la cité phocéenne où sa trace a été retrouvée sur les réseaux sociaux. "Oui au départ c'était peut-être une fugue, aujourd'hui est-ce que c'est toujours une fugue", s'interroge la tante de la jeune fille.

"Tous les jours on se lève avec les mêmes espoirs et tous les soirs on se couche avec les mêmes doutes, on imagine le pire", conclut-elle.

Article original publié sur BFMTV.com

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