Frontex, l'agence de surveillance des frontières de l'UE, dans la tourmente

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Les ennuis s’accumulent pour Frontex, l’agence de surveillance des frontières de l’UE. Après avoir été accusée de refoulements illégaux de migrants, l’agence est aussi soupçonnée de fraudes et de harcèlement, mais aussi de relations trop étroites avec l’industrie de l’armement.

Des lobbyistes des industries de la surveillance et de l’armement font le siège de l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières : c’est la conclusion d’une enquête menée par l’ONG Corporate Europe Observatory. Selon l’organisation, en 2018 et 2019, 72% des lobbyistes reçus par Frontex n’étaient pas inscrits au registre européen de la transparence. C’est pourtant ce que prévoient les règles européennes.

Le budget de Frontex a explosé ces dernières années. À l'horizon 2027, l’agence doit disposer de 10 000 employés et se transformer en véritable corps de police doté de nombreux équipements, radars, drones, systèmes de reconnaissance faciale, de quoi attirer les représentants du secteur de la défense et de la sécurité.

L'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes est depuis l’automne dernier pointée du doigt dans une enquête de plusieurs médias, l'accusant d'être impliquée dans des incidents de refoulements de bateaux de demandeurs d'asile de Grèce vers la Turquie. Le gendarme européen antifraude a ouvert une enquête. Or, selon des informations de plusieurs médias, dont Libération et Der Spiegle, cette enquête de l'Olaf, porte aussi sur des accusations de fraude et de harcèlement envers des membres du personnel de Frontex.