"Froid dans le dos": l'ancien maire de Prades-le-Lez raconte sa surprise après l'identification du "Grêlé", qu'il a côtoyé

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Portrait robot du Grêlé datant de 1986. - BFMTV
Portrait robot du Grêlé datant de 1986. - BFMTV

Un gendarme tueur en série, devenu policier: le "Grêlé", recherché depuis 1986, a été identifié. Mercredi, le corps d'un homme de 59 ans a été découvert dans un appartement de location du Grau-du-Roi (Gard). Une lettre d'aveu a été retrouvée à ses côtés, dans laquelle le défunt s'accuse des meurtres, sans donner le nom de ses victimes.

La police scientifique l'a fait parler jeudi soir: "La comparaison ADN, immédiatement ordonnée par le magistrat instructeur, a établi ce jour une correspondance entre le profil génétique retrouvé sur plusieurs scènes de crime et celui de l'homme décédé", a confirmé la procureure de la République de Paris Laure Beccuau dans un communiqué.

Son ombre plane sur les morts de Cécile Bloch, 11 ans, poignardée et violée en 1986, de Gilles Politi, 38 ans, tué en 1987, et d'Irmgard Mueller, 20 ans, tuée en 1987.

Ancien conseiller municipal

À l'époque des faits, l'homme était gendarme en région parisienne, avant de devenir policier. Retraité, il a exercé entre 2014 et 2020 un mandat de conseiller municipal dans la commune de Prades-le-Lez, dans l'Hérault.

En découvrant l'identité du "Grêlé" jeudi soir, Jean-Marc Lussert, ancien maire de la commune héraultaise, dit avoir eu "un sentiment mélangé de consternation, de surprise et de froid dans le dos".

"Mes rapports avec cet homme étaient cordiaux, c'était un homme respectueux des opinions des autres", évoque l'édile sur BFMTV ce vendredi. "Aucun signe, absolument aucun, je suis stupéfait", ajoute-t-il.

"J'ai même été reçu chez lui pour déjeuner", précise Jean-Marc Lussert, qui indique que François Verove était marié et avait des enfants.

Plus ancien cold case de la Crim'

"Les seuls griefs que j'ai pu avoir avec lui c'était des opinions divergentes sur le choix de politique municipale, c'est tout (...). J'avais une image jusqu'à hier qui est à 3000 km de ce que j'entends sur votre antenne ce matin", poursuit l'ancien maire occitan.

Une information judiciaire était ouverte pour "viols sur mineurs de 15 ans", "assassinats", "tentative d'homicide volontaire", "vols avec arme", "usages de fausse qualité" et "enlèvement" et "séquestration sur mineur de 15 ans". Il s'agissait du plus vieux cold case parmi les dossiers de la Brigade criminelle de la préfecture de police de Paris.

Article original publié sur BFMTV.com

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