A Fresnes, C215 peint les portraits d'anciens détenus célèbres pour "humaniser la prison"

franceinfo Culture avec agences
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Depuis quelques mois, la prison de Fresnes (Val-de-Marne) se peuple de fantômes colorés. Résistants, écrivains provocateurs, industriels déchus... Sous les coups de bombes du graffeur C215, d'anciens pensionnaires réapparaissent sur les murs centenaires et questionnent les détenus actuels sur leur destinée.

Sous les coursives sévères de cet établissement pénitentiaire construit à la fin du XIXe siècle, Christian Guémy, alias C215, semble aussi à l'aise qu'à l'air libre. D'une main, il plaque au mur ses pochoirs minutieusement conçus, qu'il asperge de l'autre avec ses aérosols bariolés.

Rose, orange, turquoise se superposent aux ombres noires, pendant que l'artiste-peintre fredonne la chanson Déshabillez-moi. Soudain, le visage de son interprète, Juliette Greco, surgit entre deux cellules de la maison d'arrêt des femmes.

Humaniser la prison

"C'est trop beau", souffle Marine*, qui observe ce ballet inhabituel. Détenue depuis neuf mois, cette Toulousaine ignorait que Greco, dont la mère était résistante, a elle aussi été incarcérée à Fresnes. "Ça m'intrigue", poursuit la trentenaire, touchée par ce portrait bigarré. "Avec ce tag, ça va être beaucoup plus chaleureux", se réjouit la (...)

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