Frelon asiatique, poisson-lièvre… Cet été vous pouvez agir contre les espèces invasives

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ANIMAUX - C’est un problème qui ne cesse de prendre l’ampleur, et le réchauffement de la planète ne fait que l’aggraver. En France, comme dans le reste du monde, les espèces exotiques envahissantes (EEE) bouleversent les écosystèmes locaux. Du moustique tigre à la tortue de Floride, en passant par le récent frelon asiatique ou l’érable vert, c’est toute la faune et la flore qui est concernée, comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article.

En France métropolitaine, ce sont plus de 2000 espèces d’animaux et de plantes venues d’ailleurs qui sont recensées par l’inventaire national du patrimoine naturel (INPN). Un chiffre qui augmente de plus en plus rapidement : dans les pays qui recensent les EEE, dont fait partie la France, le nombre des espèces indésirables a augmenté de 70 % en 50 ans.

Le coupable, c’est l’homme, avec le commerce d’espèces et la multiplication des échanges commerciaux, responsable de l’importation de ces passagers clandestins. S’il est interdit par la loi de rapporter toute une liste d’espèces exotiques sur le sol français, il est possible de faire mieux, et de jouer un rôle positif dans la survie des écosystèmes.

Vacanciers, ouvrez les yeux

Depuis le début des années 2000, la lutte contre les espèces invasives est prise au sérieux, pour culminer en 2017 sur une stratégie nationale contre les EEE. Mais un volet entier de ce combat pour maintenir des écosystèmes à l’équilibre se fait grâce à la veille effectuée sur le terrain. Un aspect décisif auquel les vacanciers peuvent participer via une application pour smartphone.

Dénommée INPI espèces, l’appli permet de se renseigner sur la diversité de la faune et la flore dans l’hexagone. Mais c’est avant tout un moyen d’aider à la comptabilisation des espèces, et en particulier des EEE. En un cliché, on peut ainsi de signaler une espèce inconnue en la prenant en photo, et l’application se charge de l’envoyer.

Les images une fois identifiées, par un expert, se retrouvent ensuite sur la plateforme Determinobs, qui depuis 2016 s’est enrichie de plus de 500.000 clichés. Un outil « crowdsourcé » qui permet d’avoir une idée de l’étendue du territoire d’un animal ou d’une plante invasive.

Il existe également d’autres plateformes, spécifiques à une espèce où un territoire. La Réunion est une région concentrant une vaste biodiversité, mais est également un milieu très fragile, comme tous les espaces insulaires. Les vacanciers comme les habitants peuvent signaler toute sur le site especesinvasives.re, où les observations seront analysées par des spécialistes.

Mais la lutte passe aussi par le comptage des espèces menacées par des cousins plus gloutons ou plus agressifs. C’est ainsi que l’écureuil roux, menacé par les écureuils gris américains porteurs du très meurtrier parapoxvirus, fait l’objet d’une attention toute particulière. N’hésitez ainsi pas à rapporter toute observation d’un Sciurus vulgaris sur ce site dédié du Museum d’Histoire Naturelle, ou de l’un de ses cousins d’outre-mer, comme l’écureuil funambule.

À voir également sur Le HuffPost : Ces deux espèces se sont répandues dans le monde entier et c’est une catastrophe

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