Fraude fiscale : explosion des recouvrements grâce à l'intelligence artificielle

Les recettes issues du contrôle fiscal devraient dépasser les neuf milliards d’euros d’argent recouvré. Un bon résultat qui s’explique en partie par le recours au « datamining ».

C’est une bonne nouvelle pour les finances de l’État. Selon une information RTL, les recettes issues du contrôle fiscal repartent à la hausse en 2019, après trois années de baisses consécutives. L’année dernière, le gouvernement aurait ainsi recouvré neuf milliards d’euros, issus de la fraude et réellement récupérés par le fisc. L’information doit être confirmée ce lundi 17 février par le Premier ministre Édouard Philippe lors de la présentation du bilan 2019 de la fraude fiscale.

Cette hausse s’explique notamment par la mise en place de nouveaux outils pour lutter contre ce phénomène qui engendre un manque à gagner compris entre 80 et 100 milliards chaque année à l’État, selon le syndicat Solidaires finances publiques. Avec la loi de lutte contre la fraude fiscale, votée en octobre 2018, Bercy s’est notamment doté d’une police fiscale et a renforcé l’utilisation du "datamining", l’exploration des données des foyers fiscaux grâce à l’intelligence artificielle.

Selon RTL, les sommes recouvrées grâce au "datamining" ont ainsi bondi de 130% passant de 342 millions d’euros en 2018 à 785 millions en 2019. Au total, 100.000 dossiers ont été transmis aux services de contrôle via l’agence artificielle, contre seulement une centaine il y a quatre ans. Des performances dues à la rapidité de l’intelligence artificielle qui permet de détecter de multiples risques de fraudes, mais également au fait que les algorithmes peuvent désormais s’appuyer sur l’échange automatique des données bancaires avec l’international, et notamment celles présentes dans les paradis fiscaux.

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Autant d’outils qui permettent au gouvernement de mieux traquer les fraudeurs. Ces derniers pourraient être d'autant plus faciles à détecter qu’un nouvel outil a été mis en place par Bercy : le fisc va pouvoir traquer les réseaux sociaux pour déceler des incohérences entre les déclarations d’impôts

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