La fraude aux allocations a atteint plus de 300 millions d'euros en 2018

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Ce département ne versera le RSA qu'en échange de 35 heures d'activités par semaine

Dans l'Aisne, les bénéficiaires du RSA devront désormais consacrer 35 heures par semaine à un projet de réinsertion. Ce département n'est pas le seul à prévoir une contrepartie au versement de cette aide. Le sujet divise au sein de la majorité.

Croisements automatisés de données avec le fisc et Pôle emploi, justificatifs réclamés aux allocataires, contrôles à domicile… La Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) renforce chaque année ses moyens pour déceler les erreurs mais aussi traquer les fraudeurs dans le cadre du versement des allocations.

L’an dernier, l’administration a recensé plus de 32.000 fraudeurs, impliqués dans près de 45.000 dossiers volontairement falsifiés. Ce chiffre, relativement stable par rapport à 2017, a en revanche plus que doublé depuis 2013.

"Cela ne veut pas dire qu'il y a deux fois plus de fraude, mais que la fraude est mieux recherchée et donc mieux détectée", selon Vincent Mazauric, directeur général de la Cnaf, qui souligne par ailleurs que le phénomène "ne représente que 0,35% des allocataires; l'immense majorité des gens qui se trompent ne sont pas des fraudeurs".

Près de 305 millions d'euros

Les fraudes ont porté l'an dernier sur 304,6 millions d'euros. Outre le remboursement systématique des trop-perçus, le fraudeur s'expose dans les deux tiers des cas à une pénalité financière supplémentaire et dans 4,5% des cas à des poursuites pénales.

En y ajoutant les simples erreurs de déclaration, le montant des trop-perçus récupérés s'est élevé à 802 millions d'euros. À l'inverse, un quart des contrôles ont tourné à l'avantage des usagers, entraînant le versement de...

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