Frappe au Mali : l’armée française en accusation

Par Le Point Afrique (avec AFP)
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La frappe du 3 janvier a été la première d’une importante opération baptisée « Éclipse », lancée fin 2020 et menée conjointement avec les armées sahéliennes.
La frappe du 3 janvier a été la première d’une importante opération baptisée « Éclipse », lancée fin 2020 et menée conjointement avec les armées sahéliennes.

La polémique ne s'est pas éteinte depuis la frappe aérienne contestée menée par l'opération Barkhane près du village peul de Bounti, dans le centre du Mali, le 3 janvier. Ce mardi 30 mars, les conclusions du très attendu rapport d'enquête des Nations unies, consulté par l'Agence France-Presse, apportent un éclairage nouveau en soutenant que 19 personnes tuées durant cette opération étaient bien des civils réunis pour un mariage, et non pas seulement des djihadistes, comme le soutenait Paris jusqu'alors. Ce rapport constitue la plus sérieuse mise en cause d'une opération de la force antidjihadiste Barkhane par les Nations unies depuis le début de l'engagement français au Sahel en 2013.

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Que s'est-il passé ­exactement ?

Ce que dit le rapport des Nations unies est clair : au terme de l'enquête menée par la division des droits de l'homme de la mission de l'ONU au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies, à partir d'entretiens directs avec au moins 115 personnes, presque autant d'entretiens téléphoniques et un certain nombre d'entretiens de groupes, la Minusma « est en mesure de confirmer la tenue d'une célébration de mariage qui a rassemblé sur le lieu de la frappe une centaine de civils parmi lesquels se trouvaient cinq personnes armées, membres présumés de la Katiba Serma, assure le résumé du rapport. En effet, dans cette zone circule la Katiba Serma, affiliée au Gr [...] Lire la suite