Une frappe américaine tue 17 jihadistes dans le nord-ouest de la Syrie

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L'armée américaine a annoncé jeudi avoir mené une frappe contre des responsables d'Al-Qaïda dans le nord-ouest de la Syrie, une opération qui selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait 17 morts dont cinq jihadistes étrangers et six commandants.

« Les Forces américaines ont mené une frappe contre un groupe de hauts responsables d'al-Qaïda en Syrie qui s'étaient réunis près d'Idleb, a indiqué le commandant Beth Riordan, porte-parole du commandement central de l'armée américaine (Centcom). L'élimination de ces dirigeants d'Al-Qaïda en Syrie va réduire la capacité de l'organisation terroriste à planifier et à mener des attentats menaçant les citoyens américains, nos partenaires et les civils innocents. » La porte-parole américaine n'a pas précisé le nombre de morts.

Selon l'OSDH, une ONG basée en Grande-Bretagne, la frappe de drone a visé un rassemblement de jihadistes dans le village de Jakara près de Salqin, dans la province d'Idleb. C'est le dernier bastion hostile au régime du président syrien Bachar al-Assad qui abrite des groupes jihadistes et rebelles menés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda qui domine les zones insurgées.

D'après le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahman, cinq ressortissants étrangers figuraient parmi les jihadistes tués jeudi mais leur nationalité n'est pas établie. Parmi les 11 commandants tués dans la frappe de drone, deux appartenaient au HTS, a-t-il ajouté.

Ebaa, l'organe de propagande du HTS, a indiqué de son côté qu'une frappe avait visé « une tente appartenant à l'un des dignitaires » à Jakara, faisant plusieurs morts.

L'assassin du professeur de Conflans en lien avec un jihadiste d'Idleb

La frappe intervient alors qu'en France, l'assassin du professeur tué par un islamiste tchétchène pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, était en contact avec un jihadiste russophone en Syrie avant son acte. L'identité de ce jihadiste n'a pas été établie à ce stade, a indiqué une source proche du dossier.

Selon le journal Le Parisien, cette personne localisée grâce à son adresse informatique IP serait basée à Idleb. La région accueille des milliers d'étrangers, notamment des Français, des Britanniques, des Tchétchènes, qui s'y sont installés au fil des ans, selon l'OSDH.

Après une série de victoires grâce à l'aide militaire de son allié russe, le régime Assad a repris le contrôle d'environ 70 % du territoire syrien.

Déclenché en 2011 par la répression d'une révolte populaire contre le pouvoir, le conflit s'est transformé en guerre dévastatrice impliquant une multitude d'acteurs régionaux et internationaux, ainsi que des groupes jihadistes. La guerre a fait plus de 380 000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.

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