Frappe américaine en Syrie : pourquoi Donald Trump a décidé d'intervenir militairement

Kocila Makdeche
Syrie : l’Amérique bouscule la situation

Donald Trump a mis sa menace à exécution. Pour la première fois depuis le début du conflit syrien, les forces américaines ont frappé, vendredi 7 avril, la base militaire de Shayrat, au sud de Homs. Un bombardement en représailles à l’attaque à l’arme chimique, mardi, attribuée au régime de Bachar Al-Assad, du village de Khan Cheikhoun. Six soldats syriens sont morts dans cette frappe américaine, provoquant immédiatement la réaction de Damas, Moscou et Téhéran, qui ont condamné cette opération.

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Depuis deux jours, Donald Trump et son administration avaient déjà considérablement haussé le ton face à Damas. Lors d’une conférence de presse, le président américain avait dénoncé, mercredi, une attaque "horrible contre des innocents, y compris des femmes, des petits enfants, et même de beaux petits bébés". Avant de prévenir : "Ces actes odieux du régime d’Assad ne peuvent être tolérés."

Parce que "Trump est quelqu'un d'imprévisible"

Si Washington a prévenu ses alliés de la coalition, dont Paris, avant de procéder à ce bombardement, rares sont les observateurs qui ont anticipé une intervention si soudaine. Jusque-là, les prises de paroles de Donald Trump et de son administration allaient précisément dans le sens inverse, note le Time (en anglais). En juillet, alors qu'il n'est que candidat, il explique au New York Times (en anglais) que si Bachar Al-Assad est "un sale type", il est préférable de faire front commun pour combattre les jihadistes. Le 30 mars, Nikki Haley, l'ambassadrice américaine aux Nations unies, va même jusqu'à dire que le départ du dictateur syrien n'est pas une priorité pour Washington, rompant (...) Lire la suite sur Francetv info

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