François Bayrou en colère contre la distribution de la prime aux soignants

Romain Herreros
Le président du MoDem et maire de Pau François Bayrou photographié à Paris en juin 2018 (illustration). 

POLITIQUE - “Inacceptable”. Ce samedi 16 mai, le maire de Pau François Bayrou a exprimé sur Twitter son indignation sur la façon dont était distribuée la prime aux soignants pour récompenser leur mobilisation contre le covid-19

En cause, l’exclusion de l’hôpital palois des zones prévoyant une prime à 1500 euros pour les soignants. “Notre hôpital a participé en première ligne à la campagne de lutte [contre le coronavirus], recevant même des patients du Grand Est. Donc on va se battre”, a promis l’ex-garde des Sceaux, qui échange très régulièrement avec Emmanuel Macron.   

Comme le révèle Sud Ouest ce samedi, la situation a en effet de quoi interpeller dans les Pyrénées-Atlantiques. Si ce département figure parmi les zones où la gratification prévue est de 500 euros, deux exceptions sont toutefois mentionnées dans le décret du 14 mai: les établissements de Bayonne et Bagnères-de-Bigorre dont les soignants sont éligibles à la prime de 1500 euros. Un découpage qui fait tiquer dans le Béarn, la ville de Bagnères-de-Bigorre étant dépourvue de service de réanimation, à l’inverse de l’hôpital de Pau.      

Un système “profondément injuste”

Cette inégalité territoriale dans la gratification accordée aux soignants est dénoncée par plusieurs élus. Auprès du HuffPost, le député socialiste de l’Ardèche, Hervé Saulignac, annonçait vendredi avoir saisi le ministre de la Santé et la préfecture pour demander une reclassification de son département, qui ne figure pas parmi les zones où la prime est maximale. 

“Tous les indicateurs placent l’Ardèche en haut de la liste. Si l’on prend le taux de personnes positives au virus, il est de 7,7% par rapport à sa population. Dans le...

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