La France va «très probablement» réduire les effectifs de Barkhane au Sahel, selon la ministre des Armées

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C'est ce qu'a annoncé Florence Parly dans les colonnes du quotidien Le Parisien ce lundi 4 janvier 2021. La ministre des Armées a également indiqué qu'une décision sera prise à l'occasion du prochain sommet conjoint de la France et des pays du G5 Sahel en février à N'Djamena au Tchad.

« Un renfort par définition, c'est temporaire », martèle ce lundi 4 janvier, dans les colonnes du Parisien, Florence Parly. Et aux yeux de la ministre des Armées, celui de 600 hommes, décidé il y a un an lors du sommet de Pau, a rempli sa mission.

Les succès opérationnels sont là et la ministre, d'énumérer les succès comme la neutralisation de l'Algérien Abdelmalek Droukdel, leader d'Aqmi en juin et celle, en novembre, de Ba Ag Moussa décrit comme le chef militaire du Jnim affilié à Al Quaida.

Depuis un an les efforts dans la zone des trois frontières, le Liptako, ont également permis d'affaiblir l'Etat Islamique au Grand Sahara, l'EIGS groupe terroriste rival d'Aqmi, désigné ennemi n°1 lors du sommet de Pau.

Mais après la mort de cinq soldats, tués lundi 28 décembre et samedi 2 janvier dernier dans deux attaques à l'engin explosif improvisé, Florence Parly admet que les conditions de sécurité restent difficiles.

Et ce n'est pas la seule difficulté à laquelle Barkhane doit faire face : le soutien européen au travers de la Force Takouba, prend du retard et l'arrivée au Mali d'un bataillon tchadien se fait toujours attendre. Or ces soutiens seront indispensables si bientôt la France émet le souhait de réduire son empreinte au Sahel.