La France va-t-elle recourir davantage au gaz algérien ?

Face à la crise énergétique, la France pourrait avoir davantage recours au gaz venu d’Algérie (photo d’archive prise en décembre 2008 dans l’usine de Krechba).
Zohra Bensemra / Reuters Face à la crise énergétique, la France pourrait avoir davantage recours au gaz venu d’Algérie (photo d’archive prise en décembre 2008 dans l’usine de Krechba).

Zohra Bensemra / Reuters

Face à la crise énergétique, la France pourrait avoir davantage recours au gaz venu d’Algérie (photo d’archive prise en décembre 2008 dans l’usine de Krechba).

ÉNERGIE - La mémoire et le présent. Alors qu’Emmanuel Macron revient tout juste d’une visite en Algérie durant laquelle il s’est attaché à renouer des relations avec le pouvoir local, notamment au travers des enjeux de mémoire, le contexte actuel de la crise énergétique s’est également invité dans les discussions.

Ainsi, comme le rapportent notamment nos confrères de BFMTV et d’Europe 1, des échanges ont lieu entre Engie et les autorités algériennes, qui pourraient augmenter leurs livraisons de gaz. Si aucun engagement n’a été signé avant le départ d’Emmanuel Macron, samedi, les négociations sont toujours au programme et un accord oral aurait même été conclu.

L’enjeu de la diversification

Pourtant, Emmanuel Macron s’est défendu sur place d’avoir fait le voyage à ces fins intéressées. « La France dépend peu du gaz dans son mix énergétique, à peu près 20 %, et dans cet ensemble, l’Algérie représente 8 à 9 % », a-t-il notamment déclaré, ajoutant que le gaz algérien ne pouvait aucunement « changer la donne ».

Il n’en reste pas moins que l’Algérie envisageait d’augmenter de 50 % ses livraisons de gaz et de gaz naturel liquéfié à la France. En effet, la directrice générale d’Engie Catherine MacGregor faisait partie des personnalités accompagnant Emmanuel Macron, et elle a pu profiter de ce voyage pour rencontrer plusieurs interlocuteurs majeurs, dont le ministre algérien de l’Énergie et le patron du géant local des hydrocarbures, Sonatrach.

La preuve que dans un contexte où l’apport en gaz russe dans le mix énergétique pourrait se tarir subitement ou presque, la France continue de chercher à diversifier ses importations. L’Italie, qui se trouve peu ou prou dans la même situation que la France, en fait de même, recourant juste au gaz algérien pour panacher ses fournisseurs.

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