La France va organiser des épreuves du baccalauréat ukrainien, le ZNO

Au milieu de l'été, des jeunes ukrainiens vont passer à Marseille, Bordeaux et en Île-de-France des épreuves du ZNO, afin qu'ils puissent entrer dans une université ukrainienne dès que la guerre sera terminée.

Les jeunes ukrainiens subissent les conséquences de la guerre dans leur pays. Mais beaucoup d'entre eux devront, dans quelques semaines, passer le ZNO, le diplôme de fin d'études de l'enseignement secondaire en Ukraine. Comme l'indiquait France inter ce mardi, la France va organiser des épreuves de cet équivalent du baccalauréat.

Parmi les 18.000 enfants et adolescents ukrainiens scolarisés en France depuis le début de la guerre, les concernés devront s'inscrire d'ici ce vendredi, pour passer leur examen fin juillet ou début août.

"Vraiment important pour continuer les études en Ukraine"

Les centres d'examen seront à Bordeaux, Marseille et en Île-de-France, et concerneront trois disciplines: langue ukrainienne, mathématiques, histoire de l'Ukraine. Les épreuves seront en ligne, afin que les résultats soient traités simplement depuis l'Ukraine.

"C'est quelque chose de vraiment important pour continuer les études en Ukraine parce que c'est le seul moyen pour entrer dans une université ukrainienne", explique au micro de BFMTV Polina, 17 ans, qui a fui son pays en guerre.

Lorsqu'elle est arrivée en France, la lycéenne a rejoint une classe UPE2A, dédiée aux élèves non-francophones. L'année prochaine, elle passera en classe de première

"On se pose la question de pouvoir à la fois laisser la possibilité de faire un cursus de retour dans leur pays et en même temps de pouvoir construire un cursus en France", explique Marianne Dodoinet, proviseure du lycée Jean de La Fontaine, à Paris.

Selon France Inter, les étudiants ukrainiens passant le ZNO cette année en France pourront rester dans l'Hexagone et rejoindre un établissement français, selon l'avancée de la guerre. Ou intégrer une université à leur retour au pays.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Alésia : "La pire chose que la Russie a fait de notre peuple, ce n’est pas de nous tuer. Ils ont fait bien pire"

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles