France: le transport des vaccins contre le Covid-19 placé sous très haute surveillance

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L'Union européenne s'apprête à lancer sa campagne de vaccination contre le Covid-19. Dès dimanche 27 décembre, l'Allemagne et la France, entre autres, seront les premiers pays à administrer le vaccin Pfizer-BioNTech. Les premières doses devraient arriver ce samedi, en provenance de la Belgique où elles sont produites lors d'un transport sous très haute surveillance.

« Le vaccin contre le Covid-19, c'est de l'or liquide ». « La mafia et d'autres organisations criminelles sont déjà prêtes ». La mise en garde émane du chef d'Interpol qui a affirmé en début de semaine, s'attendre à une hausse « dramatique » de la criminalité.

Vols, cambriolages d'entrepôts, attaques lors du transport des vaccins, mais aussi corruption pour « se procurer plus rapidement le précieux remède ». Jurgen Stock a dressé un tableau bien sombre. À cette liste déjà longue, les autorités françaises ajoutent la crainte d'attentats terroristes et d'opérations de sabotage des « anti-vaccins ».

Des escortes de drones et de voiture police banalisées

Les camions qui transporteront les flacons seront, donc, escortés par des voitures de police banalisées ou des drones, si le préfet le juge nécessaire. Leurs itinéraires qui seront dévoilés à la dernière minute et devront avoir été transmis aux autorités. Les chauffeurs n'ont le droit de s'arrêter que quelques minutes, et encore pas sur les aires d'autoroute les plus fréquentées.

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La surveillance des sites de stockage - dont l'adresse reste un secret - et les dispositifs anti-intrusion ont bien sûr été renforcés. Enfin, chaque acteur de la chaîne d'approvisionnement a dû vérifier son système de protection informatique pour éviter toute éventuelle cyberattaque.