En France, les trans ont rarement le beau rôle

Libération.fr

Si les personnages transgenres commencent à se faire une place dans les fictions, les acteurs trans peinent, eux, à exister, contrairement aux Etats-Unis.

Elle a été la première actrice transgenre à être nommée aux Emmy Awards. Puis la première femme trans à faire la couverture du magazine Time en 2015. Outre-Atlantique, la comédienne noire Laverne Cox est devenue une icône du petit écran en incarnant dès 2013, dans la série Orange Is the New Black, Sophia Burset, une coiffeuse trans d’une prison pour femmes. Jamais auparavant un personnage trans, et l’actrice qui l’interprète, n’avait accédé à une telle renommée. La native de l’Alabama, par ailleurs très militante, n’est cependant que la face immergée de l’iceberg.

Dans la fiction américaine, une petite révolution est en cours. Depuis 2010, à l’instar des héros homos en leur temps, les protagonistes trans font florès dans les productions made in USA. On peut citer Max, un garçon trans dont on suit la transition dans The L Word au milieu des années 2000 ; Nomi Marks, hackeuse et activiste transgenre, interprétée par Jamie Clayton dans Sense8 des sœurs Wachowski ; ou Maura dans Transparent, une universitaire à la retraite qui annonce sa transidentité à ses trois enfants, jouée par Jeffrey Tambor. «J’aimerais être le dernier homme cisgenre à jouer le rôle d’une femme transgenre», appelait d’ailleurs de ses vœux l’acteur au moment d’être récompensé par un Emmy Awards en septembre 2016. Preuve qu’il y a encore beaucoup à faire pour une plus juste représentation des trans dans la fiction américaine.

Goutte d’eau. La fiction française est, elle, encore loin de ces considérations. La diffusion sur TF1 de Louis(e), où l’héroïne est une femme trans médecin en lutte pour obtenir un droit de visite sur ses enfants, est certes une première. Mais elle est la goutte d’eau dans un océan d’invisibilité cathodique. Rares sont ainsi les téléfilms à aborder la transidentité des personnages à l’instar de la Reine des connes, diffusé (...) Lire la suite sur Liberation.fr

Elle et «Louis(e)»
Trump, promoteur malgré lui de la diversité?
Contraception : Taïaut les spermatos
Le «breadcrumbing», nouveau fléau amoureux
Toujours le poing levé !

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages