La France tolérante, majorité silencieuse

Libération.fr

La Commission nationale consultative des droits de l’homme dresse le portrait d’une société plus bienveillante qu’elle n’y paraît. Subsiste une mauvaise perception de l’islam, plus que des musulmans.

Et si l’on faisait fausse route ? Et si le portrait déprimant d’une France tiraillée par les crispations identitaires, marquée par les attentats jihadistes, les débats sur l’islam et une campagne présidentielle plaçant le FN au centre du jeu méritait d’être largement nuancé ? Si les ventes des Zemmour et autres Valeurs actuelles étaient trompeuses ? C’est la question qui émerge à la lecture du rapport 2016 de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), rendu public ce jeudi, et auquel Libération a pu avoir accès. Cet état des lieux annuel du rapport des Français au racisme, à la xénophobie et à l’antisémitisme fait référence. Par sa méthodologie, inchangée depuis près de trente ans, le «baromètre racisme» permet de mesurer les tendances de fond à l’œuvre dans la société française. Les chiffres 2016 le confirment : «Les préjugés hostiles aux différentes minorités reculent encore, et les comportements et les propos racistes sont jugés de plus en plus intolérables et condamnables par les Français», note la CNCDH. Même si les indicateurs s’améliorent de manière moins spectaculaire que les années précédentes.

La tolérance en progression

Précisons-le d’emblée : le racisme n’a pas disparu en France. Certains chiffres sont éloquents. 45 % des personnes interrogées sont prêtes à admettre une part de racisme en elles. 30 % pensent avoir été victimes de comportements racistes «au moins une fois au cours des cinq dernières années». Mais c’est ici aux tendances qu’il faut surtout prêter attention. Et notamment à «l’indice de tolérance», agrégat d’indicateurs permettant de mesurer l’évolution de l’opinion à l’égard de la diversité sur le long terme. Il se rapproche, fin 2016, de son niveau historiquement le plus élevé (65 points, contre 66 en 2009). Il est en (...)

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