France Télécom : cinq moments marquants du procès des anciens dirigeants pour "harcèlement moral"

franceinfo
Il s'est achevé jeudi et le jugement sera rendu le 20 décembre. Pendant plus de deux mois, des victimes et leurs proches se sont succédé à la barre pour décrire la brutalité de la politique de l'entreprise, à la période où dix-neuf employés se sont suicidés.

Le jugement sera rendu le 20 décembre prochain. Le procès de sept anciens dirigeants de France Télécom, jugés par le tribunal correctionnel de Paris pour "harcèlement moral", s'est achevé jeudi 11 juillet après plus de deux mois d'audience.

L'instruction a reconnu 39 employés comme victimes. Dix-neuf d'entre eux se sont suicidés entre 2008 et 2011. C'est toute la politique de ressources humaines de l'entreprise – destinée à atteindre l'objectif plus ou moins officiel de 22 000 départs au sein du groupe – qui était jugée depuis le 6 mai dernier et, avec elle, des méthodes managériales qui consistaient à faire partir les employés en les "déstabilisant".

Jeudi, les prévenus, dont l'ancien PDG Didier Lombard, ont eu l'occasion de prononcer leurs derniers mots devant le tribunal. La conclusion d'un débat fleuve, dont franceinfo a retenu cinq séquences particulièrement fortes.

Didier Lombard : "Si je n'avais pas été là, ça aurait été pareil, peut-être même pire"

Au deuxième jour d'audience, le 7 mai, Didier Lombard s'est d'abord tourné vers sa feuille pour prononcer ses premiers mots. Lisant une déclaration rédigée à l'avance, l'ancien PDG de France Télécom a fait part à l'assistance du "profond chagrin qui demeure et demeurera à tout jamais le mien pour ceux qui n'ont pas supporté la transformation imposée à l'entreprise". Un acte de contrition (...)

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