France: six premières victimes de pédocriminalité dans l'Église indemnisées

AFP - LLUIS GENE

Neuf mois après le rapport de la commission Sauvé sur les violences sexuelles dans l'Église en France, six premières victimes ont été indemnisées par le Fonds Solidarité et lutte contre les agressions sexuelles sur mineurs (Selam), selon une information de l'hebdomadaire le Journal du Dimanche.

Après la publication de ce rapport, l'Église a créé deux commissions : la Commission réparation et reconnaissance (CRR) qui s’occupe des dossiers concernant les congrégations religieuses ; et l'INIRR, chargée de traiter des affaires relevant des diocèses. C'est cette dernière qui a instruit les premiers dossiers.

Les premières indemnisations ont eu lieu, mais il en reste encore beaucoup d'autres. Après ces six premiers dossiers, 730 dossiers sont sur la pile de l'INIRR. Pour être indemnisé, le chemin est long. Les victimes déposent une demande spécifique qui peut aller jusqu'à la réparation financière : c'était le cas de la moitié des dossiers début juin.

On ne connaît pas encore les sommes reçues par les victimes. De toute façon, elles ne dépasseront pas 60 000 euros. C'est le montant maximal d'indemnisation fixé par la commission.

L'INIRR l'évalue selon trois critères : la gravité des faits d'agression sexuelle, les manquements de l'Église et les conséquences sur la santé de la victime.

Après la décision de l'INIRR, c'est le fonds Selam qui prend le relais. Il est doté de 20 millions d'euros. Tous proviennent de dons de la Conférence des Évêques de France, des diocèses ou de particuliers.

En plus des victimes, il finance aussi des actions de sensibilisation contre les abus sexuels. C'est aussi grâce à cet argent qu'un diplôme universitaire sur le sujet ouvrira à la rentrée à l'Institut Catholique de Paris.

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