France: six mois après sa création, le pôle «cold cases» dresse un premier bilan

Six mois après sa création à Nanterre, en banlieue parisienne, le pôle dédié aux crimes sériels ou non élucidés dressait ce mardi après-midi le bilan de son activité. Une activité qui a considérablement augmenté ces derniers mois. De 7 dossiers en mai dernier, on est passé à 37 actuellement traités par ce pôle consacré aux « cold cases ».

La disparition de la petite Marion Wagon en 1996, l'enquête sur le Grêlé, un policier soupçonné de plusieurs meurtres, ou bien encore les disparues de l'A6. Le pôle « cold cases » espère résoudre 37 affaires. Une quarantaine d'autres viendront s'ajouter d'ici la fin de l'année, dont la tuerie de Chevaline.

A ce rythme-là, et avec seulement 3 juges d'instruction, le pôle ne pourra pas en traiter beaucoup plus. « En juin de l’année prochaine, nous serons au niveau maximal de fonctionnement du pôle, prévient Benjamin Depariss, président du tribunal de Nanterre. Ce serait déraisonnable de monter au-delà de 30 affaires par cabinet, quand vous avez 30 affaires comme ça, extrêmement lourdes avec des investigations d’une particulière complexité, ça nécessite d’être complètement à 100%. »

D'autant que les juges d'instruction et le Parquet vont devoir inventer une méthode de travail en ce qui concerne « les parcours criminels », une nouveauté. Au lieu de partir d'une affaire, on part d'un criminel dont on retrace la vie. « L’idée c’est de suivre son parcours pour essayer d’identifier les éléments, même parfois ténus, qui vont nous permettre de faire un lien avec telle ou telle procédure », explique Pascal Prache, procureur de la République.


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