Situation très tendue dans les hôpitaux de Paris selon l'AP-HP

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SITUATION TRÈS TENDUE DANS LES HÔPITAUX DE PARIS SELON L'AP-HP

PARIS (Reuters) - La situation dans les hôpitaux de Paris et dans les services de réanimation est de plus en plus tendue, a prévenu vendredi le directeur médical de crise de l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris), Bruno Riou, lors d'une conférence de presse.

"La situation s’est un peu aggravée par rapport à la semaine dernière et je ne vois pas bien pourquoi elle s’améliorerait", a dit Bruno Riou, qui estime que l'épidémie est "mal contrôlée par les mesures actuelles" et se traduit par une "augmentation lente mais régulière des contaminations et de ces conséquences, hospitalisations, admissions en réanimation".

Le nombre d'admissions en réanimation ne baisse plus depuis la mi-décembre, a-t-il précisé, et étant donné la propagation du nouveau variant dit britannique - son taux de pénétration est passé à 14% au niveau national selon une étude menée le 27 janvier - la situation devrait encore s'aggraver.

"On risque d'avoir à faire face à une vague épidémique importante alors que nous sommes déjà à un niveau élevé de l'épidémie. Ça devient une quasi-certitude", a ajouté Bruno Riou, qui précise que la situation est "terrorisante" et que "nous allons vivre des moments très difficiles dans les semaines qui viennent".

Le directeur de crise a donc fait savoir que les hôpitaux de Paris allaient commencer les déprogrammations en médecine et en chirurgie dans les hôpitaux les plus affectés.

Jean Castex a jugé jeudi la situation sanitaire française ne justifiait pas l'instauration d'un confinement, malgré les appels en ce sens lancés par certains membres du secteur médical.

"Si on se retourne vers le passé - première vague, deuxième vague - toutes les décisions de confinement ont été prises relativement tardivement, heureusement pas trop tard, mais relativement tardivement. Je m’attends à ce que le même genre de décision tardive soit prise", a déclaré Bruno Riou.

Les hôpitaux de l'AP-HP comptent actuellement 700 patients en réanimation, contre 1.133 patients au pic de la deuxième vague, le 12 novembre dernier. Le nombre de patients en réanimation était redescendu à 500 le 24 décembre, son plus bas niveau après le pic de novembre.

(Caroline Pailliez, édité par Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse)