France, les salles de cinéma ont rouvert leurs portes

Depuis ce lundi 22 juin au matin, voire même minuit pour les plus audacieuses, des salles de cinéma ont rouvert leurs portes en France. Les 2 000 salles françaises avaient fermé le 14 mars dernier, avant même l’annonce du confinement généralisé.

Depuis ce lundi 22 juin, les salles accueillent de nouveau du public, avec de nouvelles règles sanitaires prévues par la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) dans un guide. Autre mesure : « Il n'y a plus de limitation de 50 % de jauge » pour les salles de cinéma et de spectacles, a indiqué le ministre de la Culture Franck Riester dimanche, même si cette mesure restait largement appliquée lundi matin dans les salles. 

À l’affiche, les films sortis juste avant le confinement, des œuvres de patrimoine, mais aussi quelques nouveautés. La comédie féministe La Bonne épouse, le portrait de l’homme derrière le général, c’est De Gaulle ou encore le drame tunisien Un Fils… Ces films, dont l’élan a été brisé net par la pandémie de coronavirus, sont de nouveau à l’affiche des salles de cinéma. Les distributeurs ont préféré miser sur les recettes en salles plutôt que d’opter pour la vidéo à la demande. 

► Lire aussi : Entre salle et VoD, le cinéma au temps du coronavirus

Dès cette semaine, les exploitants peuvent aussi compter sur des nouveautés, comme le film allemand Benni ou bien le documentaire sur La grande muraille verte du Sahel. Pour autant, les professionnels du cinéma ne s’attendent pas à un retour à la normale avant la mi-août. 

Mis à part la Warner qui programme finalement le très attendu Tenet, de Christopher Nolan, au 31 juillet, les studios américains attendent encore de voir comment se comportera le public avant de sortir leurs blockbusters. Wonder Woman ne sortira pas avant cet automne, et on ne sait quand Disney va programmer la sortie de sa nouvelle version de Mulan, compte tenu de la recrudescence de l’épidémie en Chine. 

Près de 400 millions d'euros de perte

Il y aura donc surtout des films français ou étrangers indépendants dans les salles cet été. L’embouteillage y sera moindre à raison de sept nouveautés par semaine en moyenne. Ce qui aura peut-être pour effet vertueux de ralentir la rotation des films, les plus fragiles n’ayant souvent qu’une semaine pour séduire les spectateurs. 

Selon une estimation de la FNCF, la crise et l'arrêt de l'activité entre début mars et fin juin représentent une perte de près de 400 millions d’euros pour l’ensemble des exploitants de salles.