France: les salariés de Carrefour mobilisés contre des conditions de travail dégradées

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Les salariés de Carrefour se sont mobilisés ce samedi dans toute la France pour alerter sur des conditions de travail dégradées et réclamer embauches et hausses des salaires.

Depuis plus d'un an que la crise sanitaire dure, les travailleurs de deuxième ligne que sont les salariés de Carrefour n'auront pas chômé. D'autant moins que, malgré les absences causées par les ravages du Covid, il n'y a pas eu assez d'embauches pour les compenser.

Ce samedi, ils se sont donc mobilisés à l'appel des syndicats CFDT et CGT. Dans les Bouches-du-Rhône, où le mouvement a été bien suivi, l'entrée des clients en voiture a été fortement ralenti devant le plus grand magasin Carrefour de Marseille.

« En fait, la charge de travail est en continuelle augmentation et Carrefour n'investit pas non plus sur les outils de travail pour faciliter les tâches. On manque de tire-palettes, les tâches sont souvent rébarbatives et répétitives et il y a de moins en moins de personnes pour les faire », déplore Yohann Nezri, délégué CGT au Carrefour Le Merlan dans le XIVe arrondissement de Marseille.

Pendant ce temps, les programmes de réorganisation se poursuivent. C'est le cas du très controversé passage des magasins en location-gérance, autrement dit le transfert de leur gestion à des tiers. Avec des conséquences sociales lourdes d'après la CGT.

« Ce sont des patrons voyous qui dégradent en plus les conditions de travail, qui ont un management qui est très agressif, explique un syndicaliste. Les salaires automatiquement descendent parce qu'on ne fait plus partie d'un grand groupe donc on n'a plus la convention collective. Les avantages qu'on avait jusqu'à aujourd'hui, on ne les a plus. Beaucoup de licenciements se sont produits juste après les locations-gérances. Carrefour procède en quelque sorte à un plan de licenciement déguisé en passant un à un ses magasins en location-gérance. »

Les actions syndicales vont se poursuivre. Prochain rendez-vous jeudi prochain à Paris devant le siège du Medef, le syndicat des patrons.