La France rejoint le programme spatial américain Artémis pour l'exploration de la lune

La France rejoint le programme américain Artémis et est le 20e pays à signer avec la Nasa pour l'exploration future de la Lune. Le programme Artémis se veut le successeur des missions Apollo et vise à mettre en place une présence humaine pérenne sur notre satellite.

La Nasa veut retourner et rester sur la lune et surtout elle ne compte pas le faire seule. Partenaires internationaux, partenaires privés... tous doivent travailler ensemble. C'est l'objet des accords Artémis. La France qui vient de signer en fait donc partie avec 19 autres pays.

« Forcément, en implantant ces bases permanentes sur la Lune tout d'abord et puis sur d'autres astres, les questions de l'appropriation des ressources et de l'utilisation des terrains se posent. Et ça, ça va se discuter entre ceux qui vont pouvoir faire partie de l'aventure et qui pourront aller sur place, explique Lionel Suchet, directeur général délégué du CNES, l'agence spatiale française. Artemis crée ce cadre-là. »

Les doutes français sur le respect des traités onusiens

Mais voilà, jusqu'à peu, la France comme d'autres pays était plutôt réticente à rejoindre l'aventure Artémis. Il fallait notamment s'assurer que cet accord n'enfreigne pas le traité de l'espace des Nations unies de 1967. Albert Tumanyan, spécialiste en droit de l'espace, revient sur les principes de ce texte : « La Charte de 1967 pose un principe qui dit qu'aucun État, aucune entreprise privée ne peut s'approprier quoique ce soit dans l'espace. Or, les accords Artemis en créant une zone de sécurité, cela reviendrait à s'approprier un territoire sur la Lune. Et en permettant l'exploitation des ressources spatiales à des entreprises privées, cela revient aussi à s'approprier des ressources. »


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles