France: les réunions «non mixtes» de l'Unef déclenchent un tollé dans la classe politique

·2 min de lecture

La polémique autour de l'Unef ne faiblit pas en France. L'organisation de réunions « non mixtes » par le syndicat étudiant a suscité un tollé dans une grande partie de la classe politique. Le gouvernement prépare une riposte judiciaire contre l'Unef.

La présidente de l'Unef étudiant Mélanie Luce a évoqué mercredi l'organisation de réunions « non mixtes » pour « permettre aux personnes touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu'elles subissent ». Une explication qui a suscité une vive polémique dans une grande partie de la classe politique française.

Sur France Inter, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, est le seul politique à soutenir ouvertement l'Unef. Selon lui, derrière cette polémique se trouve surtout la main de l'extrême droite.

« L'extrême droite a un agenda et cet agenda lui fait pousser l'avantage tant qu'elle peut. Ce ne sont pas interdites aux Blancs, ce sont des groupes de parole de gens victimes de discriminations », a-t-il affirmé.

La droite demande des sanctions

Les réunions « non mixtes » de l'UNEF sont pourtant aussi critiquées par une partie de la gauche. Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, en campagne semi-officielle pour la présidentielle, se dit inquiète au micro d'Europe 1 et a affirmé que c'était « très dangereux » et que « la laïcité (était) un trésor ».

La droite, elle attend une réaction forte du gouvernement. Valérie Pécresse; la présidente Les Républicains de la Région Ile-de-France, invitée de Radio J, « un véritable naufrage » de l'Unef, elle a appelé à « poursuivre ce syndicat pour discrimination ». « Pas un euro de subvention publique aux ennemis de la République », a-t-elle ajouté.

D'autres à droite et à l'extrême droite vont plus loin et réclament la dissolution de l'Unef. Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer réfléchit à porter l'affaire devant la justice. « C'est profondément scandaleux », a dénoncé Jean-Michel Blanquer sur BFM TV-RMC. « Nous sommes dans la République française, la République française repose sur des principes que nous considérons comme intangibles (...). On ne distingue pas les gens en fonction de la couleur de leur peau », a-t-il ajouté.