France: le procès de l'attaque déjouée du Thalys en 2015 s'ouvre ce lundi

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Le procès de l'attaque déjouée du Thalys s'ouvre ce lundi 16 novembre aux assises spéciales de Paris. Le 21 août 2015, Ayoub el-Khazzani, un Marocain de 25 ans avait ouvert le feu dans le train Thalys Amsterdam-Paris et fait deux blessés, avant que des passagers parviennent à le maîtriser. Il est accusé de tentatives d'assasinats terroristes.

Quand vers 17h45 Ayoub el-Khazzani passe à l'attaque, il est lourdement armé, notamment d'une kalachnikov et 270 munitions. Mais dès qu'il sort des toilettes où il s'est préparé, un premier passager tente de l'immobiliser, puis un deuxième agrippe sa kalachnikov.

Parvenant à sortir un pistolet, l'assaillant lui tire dans le dos et récupère son fusil d'assaut. Trois touristes Américains, dont deux militaires, se jettent alors sur le tireur, qu'ils finissent par assommer et ligoter avec l'aide d'autres passagers.

Pour l'accusation, il est clair qu'un massacre a été évité car la tentative d'el-Khazzani fait partie, selon les enqueteurs, d'une série d'attentats pilotés par Abelhamid Abaaoud : l'attaque avortée contre une église perpétrée en avril 2015 par Sid-Ahmed Ghlam, récemment condamné à la perpétuité, celle du Thalys donc, puis celles du 13 novembre à Paris et du 22 mars 2016 à Bruxelles.

C'est en effet avec Abaaoud qu'el-Khazzani, après avoir rejoint le groupe État islamique en Syrie en mai 2015,a fait le voyage retour et séjourné en Belgique. Le Marocain, qui s'est tu plus d'un an et demi, a fini par affirmer qu'Abaaoud l'avait chargé de ne viser que les militaires Américains, pas les civils. Et qu'il avait renoncé, mais trop tard pour éviter la bagarre avec les passagers.

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Une version balayée par les enquêteurs qui pointent notamment qu'Abaoud préparait alors plusieurs attentats de masse et n'avait aucun moyen d'anticiper la présence des Américains.

Également dans le box, trois hommes accusés d'avoir aidé el-Khazzani et Abaaoud à arriver en Europe, dont Mohamed Bakkali, logisticien présumé des attentats du 13-Novembre. Le procès se tiendra jusqu'au 17 décembre.