France: les problèmes d'approvisionnement inquiètent les magasins de jouets à l'approche de Noël

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La pénurie de matières premières et les problèmes d'approvisionnement dus à la pandémie de Covid-19 risquent-ils d’avoir des conséquences sous le sapin ? Certains fournisseurs de jouets fabriqués en Asie accumulent les retards de livraison. En France, même si pour le moment les rayons restent remplis, les magasins de jouets commencent à s’inquiéter à l’approche de Noël.

Pas de panique. Pour le moment, les professionnels évacuent la menace d'une hausse de prix drastique pour le consommateur mais ils conseillent au Père Noël de s'y prendre à l'avance car le risque de ne pas trouver la référence cherchée en magasin existe, des ruptures de stock ponctuelles étant possibles.

Dans cette boutique de jouets, le gérant Gilles ne reçoit plus que la moitié de ce qu’il commande à ses distributeurs. Et certains fabricants vont encore plus loin. « Il y a certains fournisseurs comme Lego par exemple qui, maintenant depuis à peu près trois semaines, nous ont annoncé qu’ils ne livreraient plus aucune marchandise, mis à part ce qui était déjà en commande, explique-t-il. Aucun de mes fournisseurs ne me livre à 100%, parce qu’après, je pense à un autre qui fabrique en France, mais ses emballages, ce n’est pas eux qui les fabriquent. Donc, ils sont tributaires du manque de bois. Qui dit manque de bois, dit manque de papier, de cartons, etc. Quand je passe une commande, j’ai entre 30% et 50% de références qui ne me sont pas livrées. C’est terrible. Puis, on n’a pas de visibilité : soit on nous dit : "c’est en rupture." Soit on nous dit : "ça devrait arriver à telle date." Rien de très concret. »

Augmentation des prix

Une pénurie annoncée qui n’effraie pas pour le moment les consommateurs. Même si certains s’y prennent plus tôt que les autres. « Là, ce matin, j’ai eu une grand-mère qui est venue acheter ses calendriers de l’Avent alors que je ne les ai pas encore présentés dans la boutique, témoigne encore Gilles. Elle est venue parce qu’elle a entendu qu’il y avait des pénuries et qu’elle voulait être tranquille. »

Un manque de marchandises qui a déjà fait augmenter les prix. Dans ce magasin, les jouets coûtent 16% plus chers qu’avant l’été. À plus long terme, la filière s'inquiète toutefois de la multiplication par dix des coûts du transport maritime, qui fragilise « l'ensemble de la profession » et réduit les marges, selon le directeur général de la Fédération française du jouet et de la puériculture (FJP), Christophe Drevet, la plupart des fabricants français ou internationaux dépendant de l'importation par la mer de matières premières, de pièces détachées ou de composants électroniques.

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