France: des prestataires d'EDF pensent relever les limites de doses radioactives de leurs employés

En France, le calendrier d'Électricité de France (EDF) est serré : près de la moitié du parc nucléaire français est encore à l'arrêt en raison - notamment - de problèmes de corrosion apparus l'hiver 2021-2022 dans certaines centrales. Face à la crise énergétique et aux craintes de tensions sur l'approvisionnement en cas d'hiver froid, le gouvernement a publiquement exhorté le groupe à respecter ses délais de remise en route. C'est dans ce contexte que des prestataires d'EDF envisagent de relever les limites de doses radioactives auxquelles certains de leurs techniciens peuvent être exposés.

Les problèmes de corrosion apparus l'hiver dernier ont accru le nombre de maintenance à faire sur les centrales nucléaires du pays. Résultat, « les activités réalisées actuellement », déclare EDF, conduisent « à une augmentation du nombre d'heures travaillées dans la partie nucléaire des installations ». Ce supplément d'activité n'avait pas été envisagé par les partenaires de l'électricien français lorsqu'ils ont établi « leur contrainte de dose », c'est-à-dire la limite de doses radioactives auxquelles les techniciens peuvent être exposés chaque année.

Relever la limite

Dans ce contexte particulier, EDF dit donc avoir été informé par certains de ses partenaires de leur intention de relever cette limite. EDF donne un exemple : une entreprise pourrait ainsi relever le seuil de 12 à 14 millisieverts (mSv) pour quelques salariés. Un relèvement qui n'est pas de nature à inquiéter l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

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