France: premiers remous au RN après l'élection de Jordan Bardella

REUTERS - CHRISTIAN HARTMANN

Jordan Bardella a été élu hier, samedi, président du Rassemblement national à 27 ans avec près de 85% des voix face au maire de Perpignan, Louis Aliot. Jordan Bardella, qui assurait l’intérim de la présidence du parti depuis plus d’un an, succède officiellement à Marine Le Pen. En pleine polémique sur les propos racistes du député Grégoire de Fournas, c’est la ligne dure qui l’emporte avec l’arrivée de Jordan Bardella. De quoi créer des remous en interne.

Jordan Bardella est officiellement président du Rassemblement national depuis quelques minutes, quand Steeve Briois publie un communiqué.

Le maire d’Hénin-Beaumont, mariniste de la première heure, annonce son éviction des instances dirigeantes du parti. Et il dénonce, au micro de Pierrick Bonno, du service politique de RFI, une radicalisation de la ligne : « Nous avions quand même une ligne assez modérée, bien sûr il faut parler des choses importantes telles que l’identité du pays, mais il faut aussi parler de social, or j’ai l’impression que là on est en train de revoir la stratégie du mouvement, notre positionnement, ce n’est pas comme ça qu’on y arrivera. »

De la radicalité dans les mots plutôt que dans les idées corrigent les cadres du parti. Selon Sébastien Chenu, vice-président RN de l’Assemblée, Jordan Bardella s’inscrit dans la droite lignée de Marine Le Pen : « Jordan dit les choses, peut-être est-ce aussi générationnel, avec probablement moins de filtres que beaucoup de dirigeants d'appareils politiques... mais Marine Le Pen était déjà comme ça », concède Sébastien Chenu.

Ce dimanche matin, les nouvelles instances du parti se réunissent pour la première fois autour de Jordan Bardella. Et quelques chaises resteront vides.


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