France: pour prévenir les dérives radicales, l'école à domicile encore plus encadrée

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L'instruction d'un enfant en famille bientôt mieux encadrée ! L'Assemblée nationale a validé, jeudi 11 février dans la soirée, un nouveau régime plus contraignant pour ce que l'on appelle couramment l'école à domicile. Un article qui s'inscrit dans le projet de loi confortant les principes de la République avec, dans le viseur, les dérives des islamistes radicaux. Le texte avait suscité de vifs débats entre députés de tous bords politiques.

L'instruction d'un enfant en famille devra rester l'exception ! Concrètement, dès la rentrée 2022, les parents qui souhaitent instruire leur enfant à la maison devront en faire la demande et obtenir l'autorisation de l'État après contrôle. Jusqu'à présent, une simple déclaration suffisait.

Période de transition

Mais, face à la levée de bouclier de certains députés, l'exécutif a consenti à accorder une période de transition pour les familles qui pratiquent déjà l'enseignement à domicile. En clair, pour les 62 000 élèves qui étudient déjà à la maison, pas besoin de formuler une demande d'autorisation avant 2024. Le dispositif ne concernera, dans un premier temps, que les nouveaux élèves à domicile.

Fortement décrié par la gauche, ce nouveau texte qui vise à prévenir les dérives des islamistes radicaux, ne prendrait pas assez en compte l'infinie diversité des situations individuelles. À entendre le député socialiste Jean-Louis Bricout, le gouvernement utiliserait « un marteau pour écraser une mouche. »

Pour Blanquer, la gauche brûle ses valeurs

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, lui, rétorque que la gauche brûle ses propres valeurs et que la droite fait semblant de ne pas voir la réalité de terrain. Une manifestation contre ce projet de loi est prévue le dimanche 14 février en France.

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