France: le pouvoir d'achat, en débat à l'Assemblée, à l'épreuve du terrain

Guerre en Ukraine et hausse des prix de l’énergie : en pleine période d’inflation, l’Assemblée nationale examine à partir de ce lundi 18 juillet le projet de loi sur le pouvoir d’achat. Le gouvernement appelle les oppositions à faire des compromis, mais ce n'est pas encore gagné, tandis que sur le terrain, le système B se développe.

Un texte consensuel et des mesures attendues par les Français : le camp présidentiel espérait un début d’entente dans l’hémicycle sur le pouvoir d’achat. Mais la bataille s’annonce rude. Le Rassemblement national, Les Républicains et la Nupes ont prévu une avalanche d’amendements pour tenter d’imposer certaines de leurs idées.

Le prix du carburant plafonné à 1,5 euro par litre pour les LR, une baisse de la TVA pour le RN, un Smic à 1 500 euros pour l’union de la gauche… Tous les partis d'opposition sont bien décidés à ne faire aucun cadeau au chef de l’État.

De toute façon, le compromis version Macron, le député RN Laurent Jacobelli n’y croit pas, explique-t-il au micro de notre journaliste Julien Chavanne : « Soit on se rallie à son opinion, et là, il est prêt à vous écouter, soit on veut amender son opinion ou l'on veut proposer notre mesure et là, il se referme. Je crois qu'Emmanuel Macron ne changera décidément jamais. »

Jusqu’à quel point le gouvernement fera des concessions aux oppositions pour faire passer son texte ? Elisabeth Borne et sa « nouvelle méthode » seront à l’épreuve des faits.

Entre déception et système B

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